Par Pierre Chauveau,
mercredi 4 juillet 2007 à 00:19 ::Débats d'actualité
Patrick Devedjian a obtenu le prix Press Club, humour et politique 2007, pour avoir lâché le 14 mai dernier :
"Je suis pour un gouvernement d'ouverture, y compris aux sarkozystes, c'est tout dire".
Le prix, décerné par un jury de 18 journalistes et humoristes que préside Jean Miot, ancien PDG de l'AFP, récompense chaque année des propos volontairement ou involontairement drôles d'une personnalité politique.
Le très Royal Ayrault vient d’être réélu président du groupe PS à l'Assemblée nationale.
Sous son impulsion, les députés PS viennent de désigner leur "cabinet fantôme" composé de 22 vice-présidents et de deux porte-parole chargés de répondre aux 15 ministres du gouvernement Fillon et de "coordonner et de suivre le travail du groupe pour tous les projets ou propositions de loi de leurs compétences".
Une "commission de perspective" de 12 membres préparera les dossiers.
Après les législatives, Ségolène Royal revient sur le devant de la scène, bien décidée à ne pas se laisser enfoncer par ses « amis » du parti socialiste qui essayent de l'évincer du projet de réforme du Parti et surtout de la place de Premier secrétaire. Après sa séparation officielle de François Hollande dimanche soir, Ségolène Royal entre dans une nouvelle campagne, tout aussi périlleuse, celle de la conquête du poste de chef de file de l'opposition.
Pour rebondir sur le commentaire de Horza sur la vague bleue dans le Loiret, je voudrais apporter quelques éléments de réflexions concernant les municipales et le MoDem.
Désormais, le Mouvement Démocrate va préparer les prochaines échéances, en particulier les municipales de 2008. Un scrutin à la proportionnelle que François Bayrou espère plus favorable. Le MoDem, « avec ses 75.000 demandes d'adhésion en quinze jours, » sera « le parti du XXIe siècle. Fin août, nous tiendrons des assises de la Démocratie, puis un Congrès fin octobre, car les municipales viendront vite. Il nous incombe une mission de détection, de formation et de promotion de ceux qui feront cette génération politique nouvelle… », indiquait François Bayrou en meeting à Tours, le 28 mai.
Le duel a rapidement tourné à la démonstration, après un départ agité le PS skippé par Ségolène Royal et son équipage peu aguerri est rapidement parti à l’abattée et n’a jamais réussi à recoller au leader malgré un très bon finish.
L’UDF, skippé par le très solitaire François Bayrou, a du changer d’équipage après le non respect de la règle 10 du code des régates : « Quand des voiliers sont sur des bords opposés, un voilier bâbord amures doit se maintenir à l'écart d'un voilier tribord amures. » Le MoDem, ainsi formé en quelques semaines, ne résiste pas au départ canon de ses adversaires et reste scotché dans la pétole. Hervé Morin rassemble une partie de l’équipage mutin et forme un nouveau défi, le " Parti social libéral européen " (PSLE). Il profite de l’adonnante suivie par l’UMP pour rafler la troisième place aux législatives.
Un mois après la présidentielle, les 44,5 millions d'électeurs doivent renouveler les 577 sièges de l'Assemblée nationale, où la droite disposait déjà d'une confortable majorité.
Le taux de participation au premier tour des législatives est le plus bas enregistré depuis la création de la Vème République en 1958. "Les Français ont probablement eu le sentiment que l'essentiel était joué depuis la victoire de Nicolas Sarkozy", a estimé Pierre Giacometti, de l'institut Ipsos, sur France-2. La faible participation nuit à la gauche, aux dissidents UMP et au MoDem, notamment en limitant les triangulaires à douze sur le plan national.
Jeunes lycéens qui allez passer votre Bac, entre les deux tours des législatives, voici de quoi vous soulager. Selon Jean-Bernard Gonzalez, professeur retraité et membre du jury du bac en 1973, Nicolas Sarkozy a eu des notes tellement modestes qu'il lui a fallu passer l'oral pour être reçu sans mention. Rendez vous compte, déjà, il avait redoublé sa 6ème. Ce sont, le populaire « Parisien », le plus élitiste « Marianne » et le très engagé « Libération » qui viennent de publier à quelques jours d’intervalle les notes du baccalauréat (série B) de notre nouveau président de la République.
Billy Wilder, réalisateur, producteur et scénariste de films, finira par dire que si l'on ne peut jurer que tout le monde est corrompu, c'est parce qu'on "ne connait pas tout le monde". En revanche, si l'on prend son parti que "personne n'est parfait", on trouve dans son oeuvre des incitations à l'abandon plutôt que des mises en gardes contre la faiblesse humaine.
En revanche, il a certainement contribué à l’éveille politique de Nicolas Sarkozy en disant : « vous devez rêver pour pouvoir vous lever le matin » !
Le gouvernement Fillon, présenté ce matin, devrait refléter les promesses de campagne de Nicolas Sarkozy. Les arbitrages auront été difficiles : le respect de la parité, le nombre restreint de ministres et les équilibres entre les différentes sensibilités ont nécessité des ajustements jusqu'à la dernière minute.
Le président avait averti qu’il y aurait des déçus parmi ses proches. Il aurait ainsi déclaré : « la fidélité c’est pour les sentiments, l’efficacité c’est pour le gouvernement. »
Le but affiché de Nicolas Sarkozy n'est alors plus de former un pur "gouvernement UMP", mais de tenter un rassemblement plus large de l'échiquier politique.
Pour paraphraser Voltaire, il a retenu que « le meilleur gouvernement est celui où il y a le moins d'hommes inutiles » !
Ce soir, à 20h50 heures sur Canal +, sera diffusé le documentaire réalisé par John Paul Lepers et Jean-Sébastien Desbordes sur l’élection présidentielle de 2007.
La décomposition à brève échéance du Parti socialiste, hypothèse réaliste après le mauvais score enregistré dimanche, par Ségolène Royal, pourrait permettre le ralliement rapide de quelques ténors autour de François Bayrou.
Il pourra compter sur un Parti socialiste exsangue qui s’attend à être particulièrement malmené aux législatives et qui préfèrera trouver en face de lui, à l’Assemblée des députés du Mouvement Démocrate plutôt que ceux de l’UMP. Des accords de désistement sont donc vraisemblables entre les deux formations, dont Bayrou espère récolter bien plus que la vingtaine de députés, plus attachés à leur siège qu’à leurs convictions, que Sarkozy vient de lui arracher.
L'UDF a obtenu gain de cause. Le bureau de l'Assemblée nationale a décidé mercredi, à l'unanimité, d'accroître le temps de parole radiotélévisé du parti « central », mais aussi du parti communiste, pour la campagne officielle des législatives.
Le chef de file des députés UDF, Hervé Morin, en avait fait la demande pour que soit prise en compte « la nouvelle réalité électorale » née du score de François Bayrou au premier tour de la présidentielle (18,57 % des suffrages). Les groupes socialiste et communiste avaient apporté leur soutien dès le 24 avril, l'UMP préférant attendre avant de donner son accord.