jeudi 7 juin 2007
Jeter l’argent par les fenêtres
Par Pierre Chauveau, jeudi 7 juin 2007 à 22:59 :: Débats d'actualité
Tous les foyers détenteurs d'un crédit immobilier pour l'acquisition de leur résidence principale pourront retrancher, pendant cinq ans, 20 % des intérêts d'emprunt de leur impôt sur le revenu, à concurrence de 1.500 euros par an. Les 16 millions de foyers fiscaux non imposables (sur 35 millions) recevront, eux, un chèque du Trésor public.
Compte tenu du double plafond, l'avantage sera maximal pour les ménages remboursant 7.500 euros d'intérêts par an, ce qui correspond peu ou prou, pour les premières années de remboursement, au plan d'amortissement d'un emprunt de 200.000 euros à 4 % sur vingt ans. C'est un peu plus que le montant moyen emprunté : selon le courtier en ligne Empruntis, le montant moyen des crédits immobiliers était de 142.000 euros en 2006, sur près de vingt ans et à un taux de 4 %.
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Après un grand oral réussi devant les 10.000 militants du parti socialiste, réunis à Villepinte, il reste encore à attendre pour mesurer l’impact de
La crise actuelle du logement résulte d'une augmentation des prix supérieure de 70% à celle des revenus entre 1995 et 2006. Trop souvent, la hausse de la demande liée à la chute du coût du crédit et à l'augmentation du nombre de ménages est citée comme seule cause de cette flambée, et le traitement social est invoqué comme seul remède possible à une pénurie estimée selon diverses sources entre 700.000 et 1.500.000 logements.
Après s’être émerveillé des possibilités de savoir ce qui se passe à l’autre bout de la planète, tout un chacun lorgne désormais sur le local. Sur ce terrain de chasse privilégiée de la presse écrite, sont venues se glisser les radios,
La République du Centre vient de publier cette semaine un article sur ce sujet difficile. Le 6 juin
L’Assemblée nationale a adopté, mardi en seconde lecture, le projet de loi "Engagement national pour le logement", qui vise notamment à tripler le nombre de constructions de logements sociaux en France dans les trois ans. Les groupes UMP et UDF ont adopté le texte de Jean-Louis Borloo, ministre de la Cohésion sociale et du Logement. Les groupes PS et PC s'y sont opposé.
La loi relative à la Solidarité et au Renouvellement Urbain, la loi SRU, votée en décembre 2000, indique que toutes les communes de plus de 3500 habitants doivent construire 20% de logements sociaux d’ici à 2020, afin de mettre concrètement en œuvre la mixité sociale.