Dès le moyen age les bourgeois d’Orléans et les riches marchands commencèrent à faire construire dans le sud de la ville, dans un rayon de 5 à 6 Kms, de belles maisons au milieu des vignes.
Ils les nommèrent « nos maison de campagne du Val de Loire » mais en réalité c’étaient leurs « maison des vignes ». Le vignoble orléanais se trouvait dans le Val entre Saint Denis en Val et Saint Mesmin. En peu de temps ce fut une folie et bientôt il y en eut une grande quantité, elles fleurirent aussi sur les bords du Loiret à Olivet. Le plus beau décor de ces maisons d’agrément était l’ordonnancement des pieds de vigne, taillés avec art qui entourait les demeures. La surface de ces propriétés étaient d’environ quatre à cinq arpents.
En principe pour entretenir les vignes, à côté de chacune de ces résidences se trouvait une petite maison qui abritait le vigneron et sa famille ainsi que le matériel pour le travail de la vigne et l’élevage du vin, car le petit vin du Val était déjà renommé.
Les vins d'Orléans, qui étaient autrefois servis à la table des rois, ont connu leur apogée à la fin du Moyen Age. Le vignoble avait ensuite lentement décliné avant d'être relancé il y a une vingtaine d'années par quelques passionnés. Le terroir produit des vins légers, peu tanniques, issus du cabernet franc pour l'Orléans Cléry, du Chardonnay, du gris meunier et du pinot noir pour l'appellation Orléans.
Ce n’est pas d’aujourd’hui que le vignoble « fait partie du patrimoine Orléanais » comme le rappelle Jean Pierre Sueur qui s’est investi avec d’autres élus pour parvenir à la reconnaissance AOC des vins « Orléans » et « Orléans-Cléry », avec effet rétroactif pour la récolte 2005.
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