jeudi 25 mai 2006
Prévention de la délinquance : le rôle du maire
Par Pierre Chauveau, jeudi 25 mai 2006 à 08:31 :: Insécurité et délinquance
Dominique de Villepin a entériné mercredi 24 mai l'essentiel de l'avant-projet de loi Sarkozy de prévention de la délinquance lors d'un comité interministériel à Matignon, tout en atténuant ses points les plus controversés. Le Premier ministre y a ajouté des mesures pour lutter contre les criminels sexuels.
Ce deuxième comité interministériel de prévention de la délinquance portait sur un de nombreux sujets de tension entre Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy. Désireux d'engranger le maximum de résultats avant l'élection présidentielle, le ministre de l'Intérieur, qui prépare depuis 2003 ce plan, en a fait une des deux priorités des derniers mois de son action ministérielle.
De son côté, le chef du gouvernement n'entend pas laisser le champ libre à M. Sarkozy. En tenant ce comité interministériel à Matignon, il voulait manifester qu'il rendait les arbitrages sur ce dossier, comme sur les autres. La présence de sept autres ministres était destinée à isoler le ministre de l'Intérieur.
Lors de la réunion, Dominique de Villepin a validé les principales orientations de l'avant-projet de loi. Le Premier ministre a notamment retenu la proposition-phare de M. Sarkozy sur le rôle du maire, dont le ministre de l'Intérieur veut faire le pivot de la politique de prévention de la délinquance.
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Après l'instauration du couvre-feu en novembre sur toute la commune pendant les émeutes des banlieues, puis l'annonce de mesures sociales (à l'image des parents relais rémunérés par la mairie et censés ramener l'ordre dans les cités), Florent Montillot adjoint au maire UMP d'Orléans en charge de la sécurité savourait, les fruits d'un retour au calme. Evoquant grâce à cette politique
La République du Centre, du mercredi 22 mars 2006, fait état d'une forte croissance de la délinquance dans le département, en janvier. "Tout vient à temps à qui sait attendre, dit-on. Le vieil adage s’est une nouvelle fois vérifié, hier, sous l’effet d’une décision bien impromptue. Contre toute attente, en effet, et après les avoir maintes fois demandés sans succès auprès des services compétents, les chiffres relatifs à l’évolution de la délinquance en janvier 2006 sont parvenus jusqu’à notre rédaction. Enfin. Après ceux de février... Et comme on pouvait le prévoir, ils sont loin d’être bons.