Après avoir obtenu l’adhésion des candidats à la présidentielle aux objectifs de son Pacte écologique qui vise à faire des impératifs du développement durable une priorité du gouvernement. Nicolas Hulot avait invité les députés à signer une déclinaison parlementaire de cette charte environnementale.
Il s’agit du « Pacte écologique législatif », signé aujourd’hui par seulement 265 des députés fraîchement élus à l’Assemblée.
« Les députés signataires n’actent pas seulement le fait que l’impératif écologique doit désormais être le déterminant majeur de l’action publique. Ils s’engagent aussi à soutenir certaines propositions, comme par exemple la création à l’Assemblée Nationale d’une septième commission chargée du développement durable, ce qui implique une modification de la Constitution », développait Nicolas Hulot, avant l’élection.

François Fillon, dans son discours de politique général a d’ailleurs retenu cette proposition : « le nombre et le rôle des commissions ne peuvent rester ce qu'ils étaient en 1958. N'est-il pas légitime de souhaiter la création d'une commission du développement durable ».

Comme le souligne Annabelle Jaeger, responsable du Pacte écologique à la Fondation Nicolas Hulot, « nous avons aujourd’hui un ministre d’Etat en charge du développement durable, un projet de « Grenelle de l’environnement », et, on l’espère, de grands projets de lois à venir. Il faut que l’Assemblée, où se votent les lois et où se préparent les amendements, soit en phase avec cette nouvelle organisation, et avec cette nouvelle façon de travailler que nous essayons d’insuffler, à la fois transversale et transpolitique. »

Le dépassement des clivages politiques traditionnels est un des enjeux majeurs du « Pacte écologique législatif ». « Nous ne voulons plus que les velléités de l’exécutif en faveur du développement durable soient bloquées à l’Assemblée pour des motifs partisans, comme ce fut le cas lors de la difficile adoption de la Charte de l’Environnement. Les députés qui signent le Pacte admettent que l’entente est nécessaire sur un enjeu aussi fondamental, et qu’on ne peut plus mijoter ses petits préjugés comme si on avait l’éternité devant nous. Je crois d’ailleurs que quelque chose a bougé dans ce pays, et qu’un verrou culturel a sauté chez nos hommes politiques », estime Nicolas Hulot.

Un avis que nuance néanmoins Annabelle Jaeger : « l’opinion est prête, la plupart des candidats à la présidentielle ont accepté l’idée qu’il faut dépasser les clivages, mais nos députés ne sont pas tous réceptifs ou sensibilisés aux enjeux du développement durable. Il y a un effort de pédagogie à faire, et nous proposons justement aux parlementaires d’établir un dialogue régulier avec les ONG en amont de chaque grand texte de loi. »
Comme par exemple sur les OGM ou sur la stratégie énergétique de la France, sujets « que je souhaite voir à terme débattus à l’Assemblée. Ce jour-là, je n’en doute pas, les députés auront leur mot à dire », espère Nicolas Hulot.

Toutefois, les députés ne sont pas tous réceptifs au Pacte écologique :

Dans le Loiret, seul Olivier Carré a signé le pacte !
Si votre député n'apparait pas sur la carte de France des signataires du Pacte, invitez le à signer et à le faire parvenir à la Fondation Nicolas Hulot. "Votre mobilisation pour le Pacte est précieuse, merci par avance de votre démarche écocitoyenne !"

« Vivre, c'est bien. Savoir vivre c'est mieux. Survivre c'est sans doute le problème des hommes de demain. » Cette phrase pourrait être attribuée à Miguel, après son expérience vélo plus d'aujourd'hui, à Orléans. Bon sang, mais c’est bien sûr, tout s'explique, le député maire de la ville n'a pas encore signé le « Pacte écologique législatif » !


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