En mai 2007, les taux les plus bas ont été enregistrés aux Pays-Bas (3,2%), au Danemark (3,3%) et en Irlande (4,1%). Les taux de chômage les plus élevés ont été observés en Slovaquie (10,8%), en Pologne (10,5%) et en France (8,7%).

Le taux de chômage des moins de 25 ans s’est établi à 15,3% dans la zone euro et à 15,9% dans l’UE27. En mai 2006, il atteignait respectivement 16,6% et 17,5%. Les taux les plus bas pour les moins de 25 ans ont été observés aux Pays-Bas (5,7%), au Danemark (6,4%) et en Irlande (7,7%), et les plus élevés en Grèce (24,6%), en Pologne (22,1%), en Roumanie et en France (21,9% chacun).

Eurostat évalue donc à 8,7% le taux de chômage français en mai (en baisse de 0,1 point par rapport à avril), alors que Paris l'estime pour sa part à 8,1%.
"Les estimations pour la France sont basées sur les résultats de l'enquête sur les forces de travail qui sont provisoires et susceptibles d'être révisées en cours d'année", indique cependant Eurostat.
La publication de cette enquête de l'Insee a été repoussée par le gouvernement français à novembre 2007.

Globalement, si les résultats européens s’améliorent sur le front du chômage, en revanche ils pourraient renforcer la crainte de tensions inflationnistes perçues la Banque centrale européenne. "Les salaires pourraient commencer bientôt à monter davantage, même si cela ne s'est pas produit jusqu'à présent", analyse ainsi Sandra Petcov, de Lehman Brothers.

Eurostat a aussi publié mardi les chiffres de la hausse des prix. Sur un an, les prix à la production industrielle ont augmenté de 2,3% dans la zone euro.

Afin de lutter contre la surchauffe, la BCE devrait poursuivre en septembre sa politique de hausse du taux directeur, qui pourrait passer de 4% à 4,25%.
Jean-Claude Trichet, a d’ailleurs répété la volonté de la BCE «d'agir à temps et fermement pour assurer la stabilité des prix à moyen terme». Le dernier pic de l'euro, qui bat régulièrement des records face au yen et au dollar, n'a pas manqué de faire réagir Nicolas Sarkozy.
Il s'est de nouveau plaint lundi soir d'une devise «surévaluée», en rendant implicitement responsable la politique de taux élevés de la BCE et en critiquant de manière à peine voilée la dérive technocratique de l’Europe.
Pour un haut dirigeant monétaire européen "M. Sarkozy ne peut pas prétendre vouloir relancer l'Europe et renforcer la gouvernance économique de la zone euro tout en laissant filer les déficits et en attaquant la BCE". Il ajoute que Paris se retrouverait de surcroît très isolé s'il choisissait de s'en prendre la BCE.

Que Nicolas Sarkozy se pose en « sauveur de l’Europe » est une chose. Que la France soit sauvée en est une autre...

Le Monde : "Le relâchement budgétaire" à Paris inquiète M. Trichet


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