Aux Etats-Unis, première puissance économique mondiale, le salaire minimum fédéral, institué en 1938, est de 676€. Il est comparable à celui de la Grèce.

En revanche, la part des salariés qui perçoivent le salaire minimum est très différente d’un pays à l’autre : en France et en Bulgarie la population concernée est très importante, plus de 16% des salariés. Dans les autres pays, d’Europe de l’ouest, comparables à la France, comme la Grande-Bretagne ou l'Espagne, le pourcentage de salariés rémunéré au salaire minimum est inférieur à 3%. Aux Etats-Unis, ce pourcentage tombe à 1,3 %.

Enfin, en 2005, et parmi les États membres pour lesquels des données sont disponibles, le salaire minimum représentait entre un tiers du salaire brut mensuel moyen de l'industrie et des services en Estonie, Roumanie, Lettonie, Pologne et Slovaquie, et la moitié en Irlande, au Luxembourg, à Malte et en Bulgarie. Le salaire minimum au niveau fédéral, aux États-Unis, correspondait à 32% du salaire brut mensuel moyen.

Les pays nordiques, souvent cités en exemple, n’ont pas instauré de salaire minimum légal ou des contraintes touchant à la durée du travail et les salaires y sont élevés.
A priori, une réglementation pointilleuse ne contribue pas à l’amélioration du pouvoir d’achat, ou à la réduction du chômage. En effet, le SMIC passera de 1.254,28€ à 1.280,09€ brut pour 35 heures à compter du 1er juillet. Et, concernant l'emploi la France reste le 25ème pays en Europe sur 27, malgré la polémique sur les chiffres.

En revanche, l'entreprise qui souhaite délocaliser une activité, au sein de l’Union Européenne, pourra se tourner vers la Bulgarie qui constitue la meilleure opportunité. Aujourd’hui, le salaire brut moyen y est d’environ 190€ mensuel, elle devance la Roumanie dont le revenu moyen s'envole à 360€ (le coût total, incluant salaires et charges, pour un cadre est d’environ 700€ mensuel). Pour information, le salaire brut moyen mensuel en France était de 2.440€ en 2004.

En complément, je vous recommande : "Travailler plus pour gagner plus : quelques leçons tirées de l’étranger" par Brieuc Bougnoux, économiste.


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