Déjà, se pose la question des alliances. L'UMP parie sur le Nouveau Centre et au PS, beaucoup ne souhaitent pas faire « la courte échelle » au MoDem au moment où celui-ci mord la poussière.

Le résultat des législatives montres que les électeurs du MoDem ont souvent favorisé l'élection de députés socialistes, notamment dans les grandes villes. À Bordeaux, même si François Bayrou avait exprimé une préférence pour le ministre d’Etat, entre les deux tours, Alain Juppé semble avoir été la première victime de ces reports de voix à gauche.

La plupart des villes de droite, comme Orléans, montrent donc un tassement de leur électorat au deuxième tour des législatives par rapport à 2002. L'écart de voix à Orléans est de 1.292 en 2007, entre l’UMP et le PS, alors qu’il était de 4.732 en 2002. Du point de vue de l’arithmétique, cette progression montre que tout reste possible.

En revanche, d’ici mars 2008 de nombreux facteurs peuvent encore évoluer. Le succès ou l’échec partiel du gouvernement Fillon peut influer sur le résultat des municipales. Le vote sanction ne peut pas être exclu à priori. Mais, construire sa victoire sur l’échec de son adversaire ne saurait convaincre les électeurs.

Le scrutin de listes à deux tours nécessite une négociation rigoureuse d’un véritable projet, représenté par une alliance claire et des candidats motivés. C’est un atout majeur dans le succès de toute élection et en particulier pour les consultations locales. Nicolas Sarkozy l’a démontré avec brio lors des quatre scrutins nationaux 2007. La valeur travail revêt tout son sens, même pour les futurs candidats…


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