Les électeurs, arbitres de ces régates, enthousiastes lors des deux premières, se sont relâchés pour les législatives considérant que les jeux étaient faits (l'abstention est >40%).

Le patron d'Areva Challenge, Stéphane Kandler, revient sur l'élimination du défi Français à la fin des Rounds Robins dans une interview accordée à myfreesports. Et là, on croirait à s’y méprendre entendre Ségolène Royal.
« J'ai été très déçu après les Rounds Robins. Mais je ne vais pas me lamenter en permanence. Ce n'est pas un naufrage. Areva va dans le bon sens et le groupe a de la valeur. »
« Mais on ne finit pas loin (8ème). A chaque régate, on a montré notre potentiel, il ne nous manquait jamais grand-chose pour gagner. »
« Nous disposions d'un peu plus de 20 millions (contre 75 pour les Néo-Zélandais) et c'est un budget qui ne permet pas de jouer les premiers rôles. A l'indice du rapport budget/résultat, nous devons être très bien placés ! »
« Nous devons avoir dans l'équipe des spécialistes qui fassent le lien entre les navigants et les architectes. Sébastien Col, notre barreur, n'a pas encore l'expérience nécessaire. Il nous faut des gens comme Paul Cayard ou Russel Coutts. Ils n'existent peut-être pas en France. Avec Pacé, tout est ouvert. J'ai navigué avec lui. Je lui avais proposé de travailler avec moi. Il a préféré s'engager avec Peyron. Maintenant il est chez Oracle.»
« Je suis convaincu dans ce pays, nous avons les moyens d'aller gagner la Coupe. A condition de bien se préparer en amont. » CQFD

L’UMP, formé d'un équipage d’ouverture et d’un tacticien hors pair, Nicolas Sarkozy, remporte une victoire facile et élimine tous ses adversaires, malgré le très bon résultat obtenu par la gauche au deuxième tour des législatives.
Même si on ne peut que se féliciter de la défaite de Renaud Donnedieu de Vabres, Alain Carignon et Alain Juppé, condamnés par la justice et aujourd’hui par les urnes. En revanche, il ne faut jamais oublier que " rien ne sert de courir il faut partir à point ". Et là, Sarkozy, lui il a su se préparer…même s'il termine un peu difficilement dans un vent "médium" mollissant.

Un scrutin majoritaire à un tour, regroupant la présidentielle et les législatives, serait certainement de nature à améliorer notre système démocratique. A condition, bien sur, d'y ajouter une dose de proportionnelle. En 2007, n'en déplaise aux partisans du scrutin majoritaire à 2 tours, l'UMP aurait obtenu la majorité quel que soit le mode de scrutin.


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