Quatre candidats du MoDem, au premier rang desquels François Bayrou, peuvent se maintenir contre un candidat de droite et un autre de gauche. Avec 535 candidats, l’UDF Mouvement Démocrate, pouvait attendre un meilleur score.

Seul François Bayrou, dans la 2e circonscription des Pyrénées-Atlantiques, vire en tête à l'issue du premier tour avec de très bonnes chances d'être élu. Jean Lassalle, dans la 4e du même département est pour sa part devancé par le candidat UMP. En ballottage défavorable le député centriste se montre hostile à la conclusion d'accords électoraux avec le PS ou avec l'UMP. "Il ne faut pas aller à la soupe mais se battre", a-t-il dit sur LCI. "Je ne demande rien, c'est aux électeurs de faire leur choix".

Quant à Eric Lehéricy, un dissident de l'UMP qui a rejoint le MoDem, dans la 3e du Calvados, il arrive troisième derrière le député sortant du Nouveau centre (PSLE) Claude Leteurtre et la candidate socialiste Clotilde Valter. Il annoncera ce lundi soir à ses militants qu'il se retire du second tour de la législative

Pour sa part, Michel Canevet, arrivé 3e dans la 7e circonscription du Finistère, a déjà fait savoir qu'il se retirait sans donner de consigne de vote.

Selon Ipsos, les électeurs du parti de François Bayrou pencheraient, au second tour, autant pour les candidats de droite que de gauche, 16% s'abstiendraient ou voteraient blanc.

Fort de ses 6,8 millions de voix à la présidentielle, le centriste François Bayrou finit écrasé entre la gauche et la droite, et pourrait ne sauver que son propre siège.

Selon un sondage CSA-Cisco réalisé dimanche auprès de 3.507 personnes, 54 % des votants du premier tour se sont dits favorables à un mode de scrutin proportionnel pour élire les députés "afin de représenter correctement les différentes sensibilités" politiques, contre 38 % se disant favorables au maintien du système majoritaire actuel "afin de garantir les majorités stables".

Nicolas Sarkozy dans le Figaro du 7 juin, ne s’oppose pas à l'introduction d'une dose de proportionnelle lors des prochaines élections législatives de 2012. « Si un consensus se dégage en faveur d'une dose minoritaire de proportionnelle, nous en discuterons. Je ne suis pas fermé », avait déclaré Sarkozy.

En revanche, son Premier ministre, François Fillon dans un entretien pour Le Parisien du 8 juin ne cache pas sa divergence avec Nicolas Sarkozy : « Chacun sait que je suis un franc partisan du scrutin majoritaire. J'entends bien l'argument d'une représentation de la diversité de la société française, mais (…) tout ce qui pourrait conduire à un émiettement de la vie politique me paraît dangereux dans un pays sensible à toutes les sirènes de la division ».

« La proportionnelle aurait l'avantage de représenter l'opinion dans sa diversité. Et redonnerait au Parlement la représentativité dont il a besoin pour reprendre une place dans la vie publique. Hors de la représentation, même partielle, de cette diversité, il risque de se produire ce qui s'est toujours produit face à ce pouvoir monolithique : le Parlement n'étant pas le cadre de la négociation, le détour par la rue est le passage inévitable de tous processus de réforme », rapportait Jean-Marie Colombani, le 7 juin dans Challenge.

Le sujet de la proportionnelle provoquera sans aucun doute une ligne de fracture importante à l’intérieur de la future écrasante majorité UMP. Dimanche, 25% des inscrits ont donné leur suffrage à l’UMP et dans une semaine plus de 80% des députés représenteront la majorité présidentielle.


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