Alors que Jules César est occupé à poursuivre Vercingétorix, plus au sud. Il demande à Labienus, un remarquable homme de guerre, de mener le combat, qu'il va d'ailleurs remporter. En face, les troupes gauloises sont dirigées par le vieux et expérimenté Camulogène, qui tient à peine sur son cheval, mais que les hommes en armes ont choisi par acclamation. Déjà les sondages destructeurs ; Royal !

Mais, Labienus retourne sa veste pendant la guerre civile et complote contre Jules César (Hervé Morin, André Santini, Eric Besson et les autres...). On ne peut d’ailleurs pas parler de trahison. A l'époque, un général en chef s'entoure d'adjoints sélectionnés pour leur compétence, pas pour leur appartenance à un camp politique.

L'essentiel, ce n'est pas de remporter une victoire, comme Nicolas Sarkozy ou Jules César à Alésia. Mais c'est de savoir ce qu'on fait après. Les Romains ont réussi cette gageure de pousser des peuples à être plus proromains qu'eux-mêmes !

César a mené une politique très habile, en offrant aux aristocrates gaulois la possibilité de poursuivre une carrière politique à Rome. Et, à leurs enfants, des postes dans l'armée. On parle aujourd’hui de clientélisme et d’ouverture.
Surtout, les Romains décentralisent... Ils délèguent ainsi une partie du pouvoir aux vaincus.

L’histoire est un perpétuel recommencement !

Suivre la même évolution que la Rome républicaine signifierait la mort clinique de la politique française. Au fait, Sarkozy, à lui tout seul, ne représente-il pas le clientélisme de Pompée, la fortune de Crassus et la rhétorique de César ?

Reste « aux historiens et aux journalistes d’éclairer le présent ».

Source : L'Express


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