Selon lui, "à l'instar de nos voisins européens, capables de réussir là où nous avons échoué jusqu'ici, cette gauche-là ne doit pas refuser l'alliance avec un centre rénové". "Pour la première fois depuis 30 ans, le parti de François Bayrou ne récuse pas la gauche réformatrice. Saisissons cette chance", lance-t-il, alors que le candidat centriste veut former un "gouvernement d'union nationale" dépassant le clivage gauche droite. Ségolène Royal "peut orchestrer calmement cette indispensable mutation", épilogue Bernard Kouchner.

Ségolène Royal avait opposé une fin de non-recevoir à l'appel de Michel Rocard, assurant qu'elle ne se livrerait à "aucune tractation, aucune manoeuvre dans le dos des électeurs" et qu'elle "ne se laisse pas ballotter au gré des réactions des uns et des autres".

A l'appel de Bernard Kouchner, Ségolène Royal, femme de grande culture, pourrait-elle faire sienne cette maxime d’Aristote : « Le sacrifice de soi est la condition de la vertu ».


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