Ce bouquin gêne, bien sur, le candidat UMP qui a très fortement ancré sa campagne à droite ces dernières semaines, convaincu qu'il doit ratisser à droite avant de draguer la frange centriste et droite modérée dans la perspective du second tour.

Ce livre, édité chez Fayard, sera en vente dans toutes les bonnes librairies dès mercredi 11 avril.

textederemplacementMorceaux choisis

Le titre tout d’abord, « Un mouton dans la baignoire », serait une allusion aux propos tenus par Nicolas Sarkozy sur TF1 à propos de la fête musulmane de l’Aïd-el-kébir.

L’ex-ministre revient sur les émeutes de l’automne 2005, qu’il qualifie de « descente aux enfers », et reproche à Nicolas Sarkozy d’avoir parlé de « racailles », une « sémantique guerrière ».

Interpellé sur le projet de loi sur l'immigration, Azouz Begag croit faire un bon mot en rétorquant : "Je ne m'appelle pas Azouz Sarkozy."

La réponse ne tarde pas, et Azouz Begag met directement en cause l’ex-ministre de l’Intérieur quand il relate un coup de téléphone où ce dernier lui aurait dit : « Je ne m’appelle pas Azouz Sarkozy », avant de lui « passer un savon tellement incroyable ». « Tu es un connard, un déloyal, un salaud ! Tu te fous de mon nom… Azouz Sarkozy ! Je vais te montrer, moi, Azouz Sarkozy… Tu te fous de mon physique aussi, je vais te casser la gueule ! Salaud ! Connard ! », aurait braillé Nicolas Sarkozy, avant de lui demander de « ne jamais plus lui serrer la main à l’avenir, sinon il allait m'en cuire ».

Le ministre avait démissionné jeudi pour « reprendre sa pleine liberté de parole ». Dominique de Villepin, qui « a salué sa lutte contre les discriminations, pour l’égalité des chances et en faveur de la diversité », « a proposé au président de la République de faire droit à cette demande », précise le communiqué de presse de Matignon. Sa démission ne serait pas liée à son soutien à François Bayrou, mais selon Xavier Bertrand « il lui a été demandé de quitter ses fonctions ».

Certains éléments du livre pourraient-ils porter atteinte à l'image du candidat de l'UMP ?

A cette question, Xavier Bertrand répond : "On n'a pas vocation à commenter ou à se faire les agents littéraires de qui que ce soit". Avant de lancer, un brin acide : "Maintenant, vous savez, c'est un romancier. Donc, ça doit être très romancé". Un roman que l'UMP va s'efforcer de ne pas commenter. Ce qui compte, c'est la campagne. Tout le reste, c'est de la littérature...
Nicolas Sarkozy répond : "ce qu'il dit est un mensonge éhonté, ce ne sont pas mes méthodes".

En revanche, pour le « pétage de plombs » Nicolas Sarkozy est coutumier du fait. Obligé de patienter avant de se faire maquiller pour participer à "France Europe Express" dimanche 18 mars, le candidat UMP s'en est pris à la direction de la chaîne publique: "il faut la virer".

Selon Le Canard enchaîné paru mercredi 21 mars, le ministre de l'Intérieur et candidat UMP, Nicolas Sarkozy, a piqué une grosse colère, dans les locaux de France 3.
Invité de l'émission "France Europe Express", animée par Christine Ockrent, Nicolas Sarkozy était arrivé avec "une escouade de garde du corps, de conseillers et sa maquilleuse personnelle". Mais une fois dans la loge, le candidat a été invité à patienter, tous les sièges étant déjà occupés par les autres invités de l'émission. Au bout d'un moment, le ministre a perdu patience, toujours selon l'hebdomadaire satirique: "Je ne veux pas attendre plus longtemps, je veux me faire maquiller tout de suite". Puis, un peu plus tard: "Mais enfin, il n'y a personne pour m'accueillir. La direction n'est pas là? Ce n'est pas normal. Qu'est-ce qu'ils font? Qui suis-je pour être traité ainsi ?".
Nicolas Sarkozy aurait alors fait mine de partir, déclenchant la panique parmi les journalistes, avant de "péter les plombs": "Personne n'est là pour m'accueillir. Toute cette direction, il faut la virer. Je ne peux pas le faire maintenant. Mais ils ne perdent rien pour attendre. Ca ne va pas tarder." Source : Nouvel Observateur, 21 mars

Le rôle d'un futur président est de rassembler. Si les propos d'Azouz Begag sont exacts, Nicolas Sarkozy ne mérite pas d'être Président. Ceux qui fustigent l'ex ministre délégué à la Promotion de l’égalité des chances lui font un mauvais procès. La population doit connaître toutes les facettes de Nicolas Sarkozy afin de "voter utile" le 22 avril et éviter ainsi de suivre "un mouton noir" comme des "moutons de Panurge"...


Nicolas Sarkozy : « J’ai une question à vous poser »
« ...on n’égorge pas le mouton dans son appartement. »


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