Dans ce « classement », Nicolas Sarkozy précède Jean-Marie Le Pen qui a été chronométré à 185 km/h au lieu de 130 km/h, soit 55 km/h au-delà de la limite légale.

L’hebdomadaire rappelle que le candidat du FN s'est prononcé pour un relèvement de la limitation de vitesse sur autoroute à 150Km/h.

François Bayrou complète le podium. Le candidat de l’UDF circulait à 120 km/h sur une voie limitée à 70 km/h.

Quant à Ségolène Royal elle rate de peu le podium, en effet elle a été surprise à 158 km/h dans une zone limitée à 110 km/h.

Les sanctions pour le commun des mortels

Les sanctions encourues en cas d'excès de vitesse sont modulées en fonction de la gravité de l'infraction.

Après le développement des radars automatiques et la plus grande sévérité des forces de l'ordre seule la marge technique de l'appareil (de l'ordre de 5 km/h ou 5% au-delà de 100Km/h) est prise en compte. Une échelle des sanctions est instaurée en fonction de la vitesse corrigée. Elles sont appliquées avec indulgence pour les petits écarts de conduite et, à l'inverse, une sévérité accrue pour les grands excès de vitesse.

Moins de 20Km/h

En cas de dépassement de moins de 20 km/h de la vitesse maximale autorisée, hors agglomération, le montant de l'amende forfaitaire est abaissé à 68 € (45 € en cas de paiement dans les 15 jours). Sanction urbaine. En revanche, les petits dépassements de moins de 20 km/h en agglomération (là où la vitesse maximum est de 50 km/h) sont sanctionnés par une amende forfaitaire de 135 €. Un point perdu. Dans tous les cas, l'excès de vitesse de moins de 20 km/h entraîne le retrait d'un point du permis de conduire qui sera restitué au terme d’une année sans infraction.

Plus de 50Km/h

Parallèlement, les grands excès de vitesse, qui, rappelons-le, constituent un délit, sont plus sévèrement sanctionnés. Si le montant maximal de l'amende s’élève à 1.500 €, le nombre de points retirés passe à 6. Ce qui implique, en cas de récidive, l'annulation pure et simple du permis.
Permis blanc refusé. L'aménagement de la suspension du permis de conduire pour raisons professionnelles ou personnelles, par l'octroi d'un permis blanc, est désormais refusé en cas de grand excès de vitesse.

Finalement, cette enquête n'est que le reflet de la campagne présidentielle. Elle met en évidence les candidats les plus médiatisés dans une course à la fonction suprême où il faut aller vite, voire trop vite...
En revanche, ceux qui postulent à la Présidence de la République ne sont pas des exemples à suivre… en matière de sécurité routière.

textederemplacement C'est aujourd'hui la 8ème journée Nationale de la courtoisie au volant et sur la route sous le parrainage du Ministère des Transports, de l'Equipement, du Tourisme et de la Mer.

"Cette manifestation est née d'une logique et d'un constat évident : l'amélioration profonde et durable de la sécurité routière doit passer par un changement de comportement des Français" et en particulier de ses élites !

Le bilan quantitatif concernant la lutte contre l'insécurité routière est à porter au crédit de Jacques Chirac. Avec 9.000 vies épargnées et 100.000 blessés évités en cinq ans, le président de la République aura au moins tenu un de ses objectifs.
Les 38 millions d'automobilistes français attendent un peu plus de civisme de la part des candidats à la présidentielle pour rendre encore plus sûrs nos routes et nos espaces de circulation.


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