"Ce que je vais illustrer au cours de cette semaine", a-t-elle souligné après avoir déjeuné avec l’équipe d’un lycée technologique et professionnel où s’était déjà rendu Jacques Chirac en 1999.

Après avoir laissé brièvement la parole à un salarié d’Alcatel, où un plan de licenciements est en cours, elle a regretté que les congédiements touchent désormais des entreprises "à très haute valeur ajoutée et à matière grise", et que les investissements dans la recherche et l’innovation se soient "écroulés". "Une de mes premières priorités sera de remettre à niveau l’effort de la nation", a-t-elle mentionné.

Elle a insisté aussi sur la nécessité d’une "meilleure formation des jeunes" avec des filières de formation "adaptées" et en articulant "plus étroitement les entreprises avec les lycées et avec les universités".

Sans plus de précision, elle a évoqué le contrat avec les entreprises pour les aider "à se développer", et en échange "on leur demande de donner à tous les jeunes qualifiés la chance d’accéder à leur premier emploi pour qu’ils puissent faire leurs preuves".

Avant de quitter la ville, elle s’est vue remettre par Jean-Pierre Sueur, sénateur PS, un ouvrage écrit en 1897 par Charles Péguy sur Jeanne d’Arc et dédié à "toutes celles et ceux qui se battent pour l’établissement d’une République universelle".

C’est à Orléans, lors des fêtes johanniques du 8 mai 1998 que Ségolène Royal, invitée par Jean-Pierre Sueur encore maire d’Orléans, avait prononcé un vibrant hommage à Jeanne d’Arc. Ce qui compte, estime la candidate à la magistrature suprême, c'est que la Pucelle fut "hérétique pour ses juges" mais "héroïque pour son peuple". Mais, mercredi elle n’a fait aucune allusion à la Pucelle.


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