« Nicolas Sarkozy a défini six priorités à mettre en œuvre rapidement s’il était élu. Aucune d’elles ne se réfère aux enjeux écologiques. Sur les 100 points du pacte présidentiel de Ségolène Royal, un seul aborde ce thème, de manière diluée et transversale. Quant à François Bayrou, il a fixé quatre chantiers prioritaires dès cet été. Et, là encore, l’environnement est absent », résume-t-il.

« L’esprit du pacte écologique a volé en éclats », conclut Nicolas Hulot, rappelant qu’en signant son pacte, « tous les candidats s’étaient engagés à faire de l’impératif écologique le déterminant majeur de l’action publique ». « On est rentré dans une espèce de tango écologique avec un pas en avant et deux pas en arrière, c'est un peu désolant ».

« Déçu », l'animateur agite désormais la menace d'"une action politique entre la présidentielle et les législatives", si les prétendants à l'Elysée continuent à négliger les questions environnementales. Il estime aussi qu'il « peut se passer des choses d'ici le premier tour. Je peux donner un bon point supplémentaire à tel ou tel ».

Dans un entretien à Libération, Nicolas Hulot regrette qu'il faille «toujours être dans l'artifice et la pression pour faire avancer les politiques». Mais il indique : « Je ne soutiendrai ostensiblement pas plus un candidat qu’un autre. Dès lors que je ne me présente pas, je ne veux pas transformer une démarche transversale en démarche partisane. »

Il revient aussi sur le rassemblement du 1er avril, il note : « depuis que j’en ai parlé, les candidats et les Etats majors des partis me rappellent… C’est fou. Il faut toujours être dans l’artifice et la pression pour faire avancer les politiques. Alors que dans le fond, que fait-on ? On se bat pour l’avenir de leurs enfants, celui des miens et des vôtres… »

Même ton désabusé du côté de Régis Réguigne, adjoint au développement urbain et au cadre de vie à la mairie d’Olivet, ancien de Génération Ecologie, ancien de l’UDF.

« Les Verts aujourd’hui ne pèsent plus rien. L’écologie fait son chemin au niveau des idées mais le grand public hésite à voter écolo. Il préfère voter utile. A gauche et à droite, nous avons été utilisés comme une force d’appoint.

Le PS n’a pas respecté ses engagements, à l’exception d’Orléans. L’impulsion de l’agenda 21 c’était grâce à la verte Nino Dupieux!». Aujourd’hui, Régis Réguigne revendique une étiquette d’écolo-centriste et affiche une sympathie marquée pour la candidature de François Bayrou à la présidentielle. « Mais la révolution écologiste reste à faire », souligne l’ancien adhérent de GE. Le problème c’est que désormais, les élus sur le terrain font chacun à leur façon leur « révolution écologique ». Source : La Tribune d’Orléans du 15 mars

Le chaos climatique est à nos portes alors « face à l’urgence, le temps n’est plus aux demi-mesures : le temps est à la révolution au sens authentique du terme. La révolution des consciences. La révolution de l’économie ». Et c’est un « révolutionnaire émérite » qui vous le dit… Jacques Chirac.


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