Mais huit autres candidats : Marie-George Buffet, Dominique Voynet, Arlette Laguiller, Olivier Besancenot, Philippe de Villiers, Gérard Schivardi, Frédéric Nihous, et José Bové espèrent bien faire entendre leur voix.

Une aide financière, constituant une première avance de 153.000€ sera distribuée à chaque candidat.

Ils vont tous pouvoir se faire entendre : jusqu'au 9 avril, les télévisions et les radios sont tenues de respecter le principe d'égalité des temps de parole des candidats, et un principe "d'équité" dans les temps d'antenne (ensemble des éléments éditoriaux consacrés à un candidat). Après cette date, qui marquera le début de la campagne officielle, c'est "l'égalité stricte" des temps d'antenne et de parole qui s'appliquera.

Le Conseil constitutionnel a reçu et examiné 16.900 formulaires de parrainage et en a validé 16.615. Trente candidats ont fait l'objet d'au moins un parrainage valide.

Si les "sages" n'ont pas dévoilé le nombre de signatures reçues par chacun d'entre eux, la plupart des "petits" candidats, ainsi que Jean-Marie Le Pen, avaient fait état de difficultés à réunir les parrainages nécessaires, en dénonçant des consignes de verrouillage de l'UMP et du Parti socialiste. La collecte des signatures a d'ailleurs donné lieu à quelques dérapages, condamnés par Jean-Louis Debré. Il a rappelé que le parrainage ne pouvait "donner lieu ni à marchandage, ni à rémunération, ni même à tirage au sort public".

Comme le veut la loi, le Conseil constitutionnel publiera dans les 15 jours qui viennent au Journal officiel une liste de 500 parrains, choisis par tirage au sort, pour chaque candidat.

Contrairement à 2002, il n'y aura pas d'affichage public, dans le hall du Conseil constitutionnel, de l'intégralité des noms des parrains, les parlementaires n'ayant pas donné leur feu vert à cette pratique.

Les candidats ont également remis au Conseil constitutionnel une déclaration de patrimoine qui ne sera rendue publique qu'en cas de victoire le 6 mai. Le prochain président devra déposer une nouvelle déclaration patrimoniale à l'issue de son mandat, obligation à laquelle devra se plier Jacques Chirac d'ici le 16 avril.

Et, que le meilleur gagne !


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