Il reste que, si le gouvernement va de l'avant avec ce projet, il créera un précédent. En devenant ainsi le premier pays à inclure ses objectifs de réductions de GES dans une loi. En cas de mauvaise performance, une instance judiciaire pourrait le juger s'il y a matière à sanctionner le pouvoir en place.

Le ministre de l'Environnement, a proposé un système quinquennal de « budgets d'émissions de gaz carbonique ». Le gouvernement serait ainsi évalué tous les cinq ans sur le respect ou non de ces quotas de pollution. Pour y parvenir, il propose la création d'un nouvel organisme indépendant. Ce comité d'experts devra soumettre un bilan annuel au Parlement sur les progrès du pays contre le réchauffement climatique.

Le ministre de l’environnement montre ainsi l'exemple au reste du monde. « Cette loi offrirait un encadrement clair et crédible sur la façon de réaliser une économie pauvre en carbone », a insisté le ministre.

Revoir l’échéancier

« Et l'aviation ? » s’interroge l’opposition. Son patron, qui se fait un point d'honneur de se rendre en vélo au travail tous les matins, ne jure que par l'augmentation des taxes pour les grands voyageurs. Un sacrifice que 63 % des citoyens se sont dits prêts à faire pour lutter contre le réchauffement climatique, l'automne dernier.

Les partis de l'opposition et les environnementalistes exigent des quotas annuels plutôt qu'après cinq ans.

« C'est un délai trop long, le mandat d'un parti ne dure pas si longtemps. Ce serait trop facile pour lui de renvoyer la balle à son successeur. »

Même son de cloche dans la capitale, où l'air devient irrespirable en temps de canicule - le taux d'ozone y a surpassé 20 fois la norme européenne l'été dernier.

« Le gouvernement ne va pas assez loin. Il devrait allouer aux ménages des quotas personnels d'émissions de gaz carbonique. Les citoyens les plus verts pourraient vendre des droits de polluer à ceux qui auraient dépassé leur quota », a lancé le maire de la capitale, qui veut la convertir en « zone pauvre en carbone ».

Le ministère de l'Environnement consultera des groupes écologistes dans les prochains mois pour peaufiner sa politique. La loi devrait être en place dès le printemps 2008. Source : cyber presse Canada

N’ayez pas peur, cette loi qui constitue la première étape de la réduction du réchauffement climatique…s’appliquera en Grande-Bretagne.

Tony Blair avait réussi à mettre la question à l'ordre du jour de la communauté internationale. Il n'avait en revanche pas accompli grand-chose sur le plan intérieur. Avec ce texte, la Grande-Bretagne est en passe de dépasser les objectifs de réduction des gaz à effet de serre fixés par le protocole de Kyoto.

Et la France, pour sa part, transforme les énergies renouvelables en " énergies faiblement carbonées ". C’est le tour de force que Jacques Chirac a réussi à faire avaler, lors de la négociation sur le réchauffement climatique, la semaine dernière. Les centrales nucléaires ont encore un bel avenir devant elles !

Autrement dit, la France va désormais tenter de négocier un objectif minimum en matière d’énergies renouvelables. Elle laissera donc à ses voisins européens le soin de développer les seules sources d’énergies capables de répondre aux enjeux climatiques et perdra l’occasion d’investir et de développer le marché très prometteur et créateur d’emplois non délocalisables des renouvelables. Au cours des dix dernières années, le taux de croissance annuel des renouvelables au niveau mondial a été de 28%. En 2006, le marché des énergies du vent, du soleil ou de la biomasse (38 milliards de dollars) a progressé de 26% en un an.
Parmi tous les candidats à la présidentielle, seul Nicolas Sarkozy soutien le nouveau réacteur nucléaire EPR...

Encore un effort pour l'environnement, monsieur Blair


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