• Famille et amis: 88% (comme en 2002)
  • Santé: 81% (+4%)
  • Loisirs: 60% (+4%)
  • Travail/carrière: 53% (-12%)
  • Education: 38% (-17%)
  • Sport: 33% (+22%)
  • Culture: 22% (-33%)
  • Religion/Eglise: 12% (-25%)
  • Politique: 10% (-50%)

Parmi les changements importants : la valeur du travail a diminué. Les loisirs lui ont en effet ravi sa place, vraisemblablement en raison de la détente sur le marché de l'emploi (3,6% de la population active), selon les sondeurs.

«Les gens peuvent trouver un travail plus aisément qu'il y a quatre ans, et ont de plus en plus la possibilité de définir eux-mêmes leur temps de travail».

Le poids du sport s'est également accru, puisque 33% des sondés (27% en 2002) le trouvent très important. «On constate que la santé est devenu un thème essentiel dans notre société. Or chacun sait que le sport et la santé sont liés». Les autres domaines soumis à l'appréciation des personnes interrogées : formation, culture, religion et politique sont tous à la baisse.

Même en période préélectorale, les Suisses sont manifestement peu préoccupés par la politique: 10% seulement la trouvent très intéressante. Il y a cinq ans, cette proportion était de 20%.

L'enquête permet aussi de savoir si les Suisses sont satisfaits de leur taux d'occupation professionnelle. Il en ressort que 57% d'entre eux ne désirent travailler ni plus, ni moins. En revanche, le temps de travail annuel est de 20% supérieur à celui de la France pour des revenus supérieurs de l'ordre de 50%.

Il est plus facile de s'intéresser aux loisirs quand le chômage est marginal et que les salaires sont élevés, dès lors qu'on ne rechigne pas à travailler 41 heures par semaine. Le débat politique devient alors accessoire quand l'essentiel est résolu.

J’oubliais, nous n’avons pas les mêmes valeurs !
Que vaut notre démocratie qui débat de l’accessoire et fait silence sur l’essentiel ?

Sources : Swissinfo, Fiche pays, Paris, championne mondiale du temps libre


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