Une méthodologie contestable

Aujourd'hui, chaque vote national donne naissance à un grand nombre de sondages et de commentaires. Ces commentaires portent fréquemment sur des fluctuations d'un ou deux pour cent. Comme aucun sondage, quelle que soit la technique utilisée, ne peut donner des résultats exacts, le citoyen est en droit de se demander quelle confiance on peut accorder à de telles fluctuations et aux commentaires qu'elles suscitent.

En matière de sondage électoraux, on corrige les décalages entre déclaration et réalité des votes effectifs. On observe par exemple un décalage entre les déclarations d'intention de vote Front National et les votes réels (plus nombreux). Les statisticiens mesurent cet écart et le reportent pour les mesures suivantes afin de donner un chiffre plus représentatif de la réalité. Les détracteurs des sondages considèrent que l'on sort ici de la stricte mesure des déclarations d'intention de vote pour donner un chiffre ayant la prétention d'indiquer ce que les électeurs comptent faire en réalité, d'autant plus qu'aucun institut ne publie les pourcentages réellement exprimés ou leur multiplicateur.

Les échantillons sont limités à un panel de 1000 personnes ce qui est insuffisant et donne un résultat à plus ou moins 3 % près, avec 5 chances sur 100 pour que le résultat soit hors de l'intervalle de confiance. Trois idées fausses sur les sondages

Manipulation dans la publication des résultats

Mardi, Jean-Christophe Cambadélis, soutien de Ségolène Royal, s'est ému après la publication de deux sondages de l'IFOP et d'IPSOS réalisés avant le 19 février, jour de la prestation de sa candidate sur TF1, mais publiés le jour même ou après. Ces deux enquêtes donnent Ségolène Royal en baisse. "Il est déjà difficilement acceptable qu'un sondage fait le samedi soit publié le mardi pour donner un sens négatif à l'émission de Ségolène Royal du lundi soir sur TF1", a donc dénoncé Jean-Christophe Cambadélis. La volonté de créer un contexte de tension politique avant l'émission de TF1 n'est sans doute pas étrangère à l'affaire...

Compte tenu de la fiabilité des sondages, ne serait-il pas plus opportun de présenter les variations plutôt que des résultats chiffrés pour offrir aux citoyens des tendances fiables. "La vérité est qu'il ne faut jamais oublier que si les sondages mesurent relativement correctement les mouvements, ils ne prédisent pas toujours bien les niveaux." précise Gérard Le Gall, conseiller de Ségolène Royal. La valse des sondages déboussole la campagne

Les sondages faussent la réalité


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