En revanche, on ne se souvient pas que les élus UMP condamnés dans des affaires politico judiciaires (Alain Juppé, Renaud Donnedieu de Vabres, Jean-François Mancel...) aient reçu une telle sanction de leur parti.

L’un d’entre eux, le ministre de la Culture et de la Communication, Renaud Donnedieu de Vabres, a pourtant estimé que les instances de l'UMP "peuvent" exclure le député du Nord Christian Vanneste, condamné en appel : "Ses propos sont choquants, ils ont été condamnés par la justice... Le respect dû à l'homme, à la personne humaine, est absolument essentiel. Ces propos ne correspondent en rien à l'esprit de notre famille politique, strictement en rien." Ce sont des propos qui ne sont pas dignes de l'UMP. Si les instances de l'UMP prennent une décision pour l'exclure, je pense qu'elles peuvent le faire".

Si l’idée d’une exclusion des partis politique pour tous les élus condamnés est à retenir, on pourrait commencer par Renaud Donnedieu de Vabres qui semble particulièrement enclin à cette pratique… pour les autres.

En janvier 2006, le Vice-président du Tribunal de grande instance d’Orléans avait confié, au quotidien 20 minutes, son point de vue sur la condamnation de l’actuel ministre de la culture : « A l’étranger, peu de politiques cités dans les affaires continuent à exercer leurs fonctions. Il s’agit d’une spécificité française et italienne...La France a régressé, auparavant un ministre démissionnait. Ailleurs, il est impensable de voir dans l’indifférence générale une personne condamnée pour blanchiment devenir ministre, comme l’a été Renaud Donnedieu de Vabres, dans l’affaire du financement du Parti républicain en 2004. C’est l’aboutissement du déminage subtil du terrain judiciaire par la classe politique à la fin des années 1990. Les parquets ont été repris en main, l’attention a été détournée vers le terrorisme et les moyens pour bien traiter les affaires financières ont fortement diminué. »

A moins de trois mois de la présidentielle, le PS a décidé d'exclure de ses rangs l'un de ses barons, Georges Frêche, président de Languedoc-Roussillon, reconnu coupable de dérapages verbaux à consonance raciste, qui lui ont déjà valu une condamnation en justice...


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