L'association UFC-Que Choisir avait spécialement demandé à ce que cette loi soit votée avant la fin de la législature, craignant que la campagne présidentielle ne décourage certains candidats. Aujourd'hui, elle fustige le gouvernement qui « lâche les consommateurs après les avoir baladés », en qualifiant la décision de « retrait à la hussarde », tandis que la loi devait être discutée à l'Assemblée le 6 février prochain.

Selon le gouvernement, le retrait n'est qu'une question de temps. Le projet aurait pris trop de temps de discussion à l'Assemblée, selon les ministres, qui craignent notamment une invasion d'amendements en tout genre, retardant les débats. L'argument est tout trouvé pour éviter un sujet embarrassant en pleine campagne présidentielle, mais l'UFC contre-attaque : « Avec ce retrait, le bilan consumériste gouvernemental est donc nul et la majorité parlementaire devra s'en expliquer dans les semaines à venir auprès des millions de consommateurs floués. »

Bref, on peut pour l'instant dire adieu à la gratuité des hotlines, ainsi qu'à la possibilité de mener une action collective devant le juge en tant que consommateurs. Surtout que d'après Les Echos, Dominique De Villepin et Nicolas Sarkozy n'ont jamais cru en cette loi.

Le candidat UMP à la présidentielle Nicolas Sarkozy s'était déjà déclaré "très réservé" sur les "class actions" à la française, dénonçant "la judiciarisation et la pénalisation du droit économique français", avait-il déclaré lors dune rencontre avec des patrons de PME.

UFC Que choisir : Le gouvernement lâche les consommateurs après les avoir baladés !
Class action: Espoirs déçus


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