Tous ces moulins à vent se trouvaient dans la partie sud est de la commune, partie la plus élevée, donc plus sensible au vent et surtout plus accessible car les chemins étaient plus secs et notamment il n’y avait pas cette pente qui sépare le val du bourg.

Les cultivateurs n’hésitaient pas à venir faire moudre leur grain dans ces moulins à vent, surtout que la plupart du temps le meunier était leur ami, et entre le moment ou il déposait leurs sacs de grains et le retour en farine il ne fallait pas très longtemps, (environ 1 heure) ce qui permettait de discuter avec la meunière et avoir les dernières nouvelles du coin.

Le cultivateur se sentait dans le moulin un peu comme chez lui d’où « entrer comme dans un moulin ».

Il arrivait que le manque de vent oblige le meunier à arrêter son moulin, et pour ne pas perdre son temps, il profitait de ce chômage pour faire cuire du pain. D’où l’expression « aller du four au moulin » à cette époque l’on ne cuisait pas le pain tous le jours, il devait durer une semaine et même plus.

A Olivet l’on a pu compter jusqu'à 8 moulins à vent en 1850, mais en 1890 il n’en restait aucun, ils avaient tous été démolis.

Jack


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