L'idée a germé en 2004. "Mon père s'était vu offrir en 1988, un jeu de dés à l'effigie des candidats de l'époque", explique Christophe Chevillotte, directeur commercial de la marque, fondée en 1860. En effet, "ça n'est qu'en 2004 que le procédé d'impression sur des supports résineux s'est vraiment démocratisé".

Restait une difficulté de taille : sélectionner les candidats malgré les incertitudes de l'actualité politique.

Par exemple, "nous avons imprimé, dans le tout premier jeu, les visages de Lionel Jospin et Laurent Fabius", rapelle Christophe Chevillotte. "Ils ont vite été remplacés par Corinne Lepage et Dominique de Villepin". Qui pourraient eux-mêmes disparaître au gré des candidatures à venir, sans que le choix se fasse sur tapis vert.

Produits à 500 exemplaires, pour rappeler le nombre de parrainages d'élus nécessaires pour se présenter à l'Elysée, et vendus 245 euros pièce, les jeux se sont arrachés à la veille des fêtes. Le Sénat en aurait acheté une dizaine. Il en resterait une cinquantaine en vente en magasin et sur le site Internet de la marque.

Qu’ils le veuillent ou non, les futurs candidats à la présidentielle vont devoir passer sur le billard. De quoi perdre un peu la boule à quelques mois d’une partie un peu rétro entre gauche et droite, sans faire bande à part. Compte tenu du niveau du débat d'idées, je joue la blanche même si ce n'est pas très académique !


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