Robert-Joseph POTHIER
Par Jack, mardi 9 janvier 2007 à 00:21 :: Histoire :: #277 :: rss
Robert-Joseph Pothier, l'un des plus célèbres jurisconsultes des temps modernes, naquit à Orléans rue des Imprimeurs le 9 janvier 1699 ; son père était conseiller au présidial de cette ville ; mais le jeune Pothier n'avait encore que cinq ans lorsqu'il eut le malheur de le perdre. Il fut d'abord placé au collège des Jésuites, et ensuite à l'université d'Orléans. Après douze ou quatorze ans d'études suivies, Pothier parvint à acquérir une parfaite connaissance des lois romaines.
Après avoir hésité quelque temps sur le choix d'un état, et balancé entre la profession religieuse et la magistrature, son attachement pour sa mère le décida à embrasser cette dernière carrière, et, en 1720, échevin de la ville en 1746 Professeur de droit civil à l’Université d’Orléans il fut pourvu d'une charge de conseiller au présidial d'Orléans. Jurisconsulte éminent, savant rédacteur et restaurateur des Pandectes, auteur du Traité des obligations. Il était considéré comme le type de la plus haute probité. Il était imbu, des principes du Jansénisme, en vogue à Orléans.
En 1747, Pothier fut élu échevin. En 1749, M. le chancelier d'Aguesseau lui confia une place beaucoup plus conforme à ses goûts et à ses talents. Il le nomma professeur de droit français à l'université d'Orléans : Sa figure n'avait rien qui prévînt en sa faveur ; sa taille était haute, mais mal prise et sans maintien. Marchait-il, son corps était tout penché d'un côté, sa démarche raide et singulière. Cependant, s'il avait mauvaise tournure dans l'ensemble de sa personne, ses traits exprimaient une bonté et ses yeux une finesse peu communes.
Il mourut le 2 mars 1772, dans la maison ou il était né âgé de plus de soixante-treize ans. Une plaque de marbre a été inaugurée le 23 mai 1818 sur la façade de cette maison (actuellement 23 rue Pothier) porte la mention.
ROBERT JOSEPH
POTHIER
NE A ORLEANS LE IX JANVIER MDCLXXXIX
HABITAIT CETTE MAISON
IL Y EST MORT
LE II MARS MDCCLXXII
La mort de Pothier fut à Orléans le signe d'un deuil général. Son corps, peut-être d'après l'intention qu'il en avait exprimée, fut inhumé dans un des endroits les plus écartés du cimetière commun ; mais, par les soins des échevins, un marbre placé sur le mur voisin, et une épitaphe qui rappelait les principaux traits de son caractère, lui payèrent, au nom de la patrie, le tribut de la reconnaissance publique. Ce cimetière ayant été abandonné eu 1829, les cendres de Pothier ont été recueillies et transférées dans l'église cathédrale de Sainte-Croix. La ville a aussi donné le nom de Pothier à la rue dans laquelle est située la maison qu'il habitait, et l'on a inscrit sur la maison elle-même : Maison de Pothier.
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Commentaires
1. Le jeudi 11 janvier 2007 à 13:20, par Romain
2. Le jeudi 11 janvier 2007 à 20:52, par Pierre Chauveau
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