« Au gui l’an neuf ! », criaient autrefois, le premier jour de l’an, nos ancêtres les Gaulois en offrant une branche de gui coupée par les druides à l’aide d’une faucille d’or. (En réalité il est impossible de couper du gui avec une faucille, mais cette faucille d’or est l’allégorie représentant la première expression Gui l'an neuf vient de O Ghel an Heu qui signifie « Que le blé lève ». C’est aussi la représentation de la lune naissante.
Cette phrase était prononcée par les druides au solstice d'hiver lorsqu'ils coupaient le gui sacré pour montrer que la nature revivait avec de la lune, jour ou le gui doit être coupé).
Offrir du gui, ce jour-là, c’était souhaiter une bonne année à celui ou à celle à qui l’on en faisait hommage. Parmi ses nombreuses vertus, le gui n’avait-il pas celle d’éloigner les maléfices.

À Noël, et le jour de l'an à minuit précisément, la tradition, en Europe, veut que l'on s'embrasse sous une branche de gui, symbole de prospérité et de longue vie. La saison voulant que le gui abonde, on en cueillit dès le Moyen Âge pour l'offrir avec ce souhait : « Au gui l'an neuf », formule qui fut remplacée plus tard par « Bon an, mal an, Dieu soit céans » (soit dans la maison). Au XIXe siècle on disait « Bonne et sainte année, le paradis à la fin de vos jours », expression modernisée au XXe siècle en « Bonne et heureuse année ».

Je vous adresse à tous mes meilleurs voeux pour l’année 2007.

Jack


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