Le juge des référés peut paralyser l’exécution d’une décision administrative. Il peut en effet ordonner la suspension des effets de l’acte ; il peut alors imposer à l’administration de prendre les mesures qu’il détermine comme nécessaires; encore faut-il que le requérant d’une part évite les pièges de l’irrecevabilité, d’autre part établisse l’urgence, enfin fasse douter de la légalité de l’acte administratif dont il demande la suspension. La mairie précisait, la semaine dernière, que " le contrôle de légalité n’avait pas fait de remarque sur cette décision de retrait ", concernant l'urgence on peut aussi en douter. En effet, les opérateurs se sont engagés à couvrir 70% du territoire en 3G, d'ici fin 2007 pour SFR et fin 2008 pour Orange. Ils couvraient déjà 60% de l’hexagone début 2006.
Par ailleurs, l'avocat de la Mairie d'Olivet s'interroge sur l'urgence à statuer "car le document ne stipule pas justement qu'il y a des problèmes de couverture sur le secteur".

Orange vient à son tour d’engager un recours en référé contre la décision de la mairie d’annuler les autorisations de travaux sur le stade du Couasnon. L'audience se tiendra le 3 janvier 2007.

Hugues Saury, maire d’Olivet, a délégué Sophie Pallant et François Kergall pour gérer cet épineux dossier.

A ce stade, il est impossible de commenter plus avant l’évolution de cette affaire. En revanche, le chemin sera long pour parvenir à une solution qui puisse satisfaire toutes les parties engagées (opérateurs, élus, riverains et tous les Olivétains). L’association INTE s’engage à supporter la municipalité et à l’aider dans la recherche de solutions potentielles, et ce dans un climat d’ouverture et de transparence.


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