Nicolas m'a dit : "Ecoute Coco, t'avais envie de le faire, tu l'as fait, t'as bien fait." Pour Johnny Hallyday, pas de doute, le président de l'UMP soutient pleinement son exil fiscal.
De Bruxelles, Jacques Chirac a vivement critiqué cet engouement soudain pour la station de ski de Gstaad : "J'apprécie énormément sur le plan humain et artistique Johnny Hallyday et son immense talent, c'est une chose connue". "Si j'apprécie l'artiste, je regrette un peu le comportement du citoyen", a ainsi indiqué le chef de l'Etat. Dans l’éditorial du Matin du 14 décembre, Peter Rothenbühler, titre « Johnny, reste chez toi! » « Je n'aimerais vraiment pas que tu meures chez nous - d'ennui en plus. »

Son autre nouvel ami, le rappeur fumeur de pétards Doc Gyneco vient d'être condamné à 700.000 euros d'amende dans le cadre d'un redressement fiscal, le 8 décembre, par la deuxième chambre civile de Paris.

L'ancien ministre du Budget a visiblement du mal à convaincre ses proches de la nécessité d’acquitter ses impôts. Nicolas Sarkozy a cependant estimé que l'intention de Johnny Hallyday de s'installer en Suisse prouvait qu'il y a un problème en France. "Je n'ai pas de commentaire à faire sur une situation personnelle". "Je voudrais que tout le monde considère qu'on peut vivre en France même quand on y réussit. La France ne doit pas être seulement accueillante pour ceux qui n'ont pas de formation, pas de papier et pas de volonté de réussir", a ajouté le président de l'UMP. Concernant la suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune, il a répondu: "Ce n'est pas ce que je veux, quand on gagne de l'argent, il est normal de payer des impôts".

Quant au troisième rallié, l'animateur et chanteur Pascal Sevran, il s'est carrément fendu de propos racistes envers les Noirs. Dans une interview accordée le 6 décembre au quotidien régional Var Matin, l’animateur télé a déclaré : « L’Afrique crève de tous les enfants qui y naissent sans que leur parents aient les moyens de les nourrir. Je ne suis pas le seul à le dire. Il faudrait stériliser la moitié de la planète. » Il faisait ainsi écho à un extrait de son dernier livre publié chez Albin Michel où il écrit : "La bite des noirs est responsable de la famine en Afrique." Cette misérable affaire "Sevran" ne doit rien à Internet et tout au papier. Au départ, un livre écrit il y a plus d'un an : "Le privilège des jonquilles". Le livre se vend bien, comme tous les livres de Sevran. Mais il aura fallu attendre des mois pour que le quotidien, lance la polémique.

Si pour l'heure, les socialistes s'en donnent à coeur joie sur les amitiés du président de l'UMP. François Hollande sentant que l'argument est porteur, en profite et y va de son couplet sur tous les soutiens de Sarkozy. «Nicolas Sarkozy devrait se méfier de ses amis» s’est ainsi moqué le premier secrétaire du parti socialiste. En revanche, le même François Hollande avait déclaré « je n'aime pas les riches », il est donc assez normal que ceux-ci prennent leurs dispositions en cas de victoire de la gauche !

Une large majorité d'internautes désapprouvait la participation de Johnny Hallyday et de Doc Gynéco à l'université d'été de l'UMP qui s'est tenue à Marseille du 1er au 3 septembre 2006. Près d'un tiers des votants estiment qu'il est honteux et démagogique de recourir à des stars du show business pour soutenir la candidature de Nicolas Sarkozy. Plus d'un internaute sur 5 pense que cette méthode discrédite la politique. Environ 30 % des votants ne sont ni surpris, ni choqués par ce soutien qui selon eux est habituel en politique. Et seulement 13 % des lecteurs apprécient cette stratégie qui rend la campagne plus sympathique, selon eux. La clairvoyance des internautes n’a pas été démentie.

textederemplacement"Il reste à se demander si les "people" sont, eux, réellement gagnants de cette "symbiose" avec les politiques. Certes, on peut penser que certains tirent profit de l’aura médiatique de Sarkozy pour se relancer. Pour les autres c’est un domaine dans lequel ils auraient mieux fait de ne jamais s’immiscer... et à comprendre aussi pourquoi la presse se focalise autant sur l’image plus que sur les programmes... Ah, suis-je bête, c’est parce que c’est plus vendeur ! Comme quoi, la presse française a encore un certain sens des priorités..."

En revanche, si le débat d’idée pour « la France d’après » risque d’en souffrir, ce sont les extrêmes qui en profiteront. Les Français sont déjà 26% à se dire d'accord avec les idées défendues par Jean-Marie Le Pen, une hausse de 2 points par rapport à décembre 2005.


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