Ces étuves étaient mixtes, les deux sexes se baignaient nus, sans pour cela être gênés. Chaque jour était ponctué par une clientèle différente selon l'heure. Le matin venait en premier les lève-tôt, les boutiquiers et les petites gens, qui étaient suivis par les bourgeois. Le soir c'était au tour des artisans et des ouvriers.

Il y avait plusieurs classes, les plus riches se payaient une chambre comprenant un cuvier alimenté par deux tuyaux, un d'eau chaude l'autre d'eau froide. Le cuvier était surmonté d'un dais entouré de rideaux, ce qui permettait de s’isoler, à côté cuvier il y avait un lit.

Pour les autres c'était plutôt la promiscuité, les étuves ou jeunes et vieux, gros ou maigres, tous se décrassaient sur le même banc à suer avec la même eau. Très vite ces étuves devinrent des maisons de rendez-vous.

Les autorités religieuses mirent rapidement fin à cet état de fait et ces établissements publics tombèrent en discrédit, et fermèrent vers le XVI ° siècle. Les gens perdirent donc l'habitude de se laver, et commencèrent de s'inonder de parfums violents.


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