Les Orléanais aimaient l’eau et les petites femmes
Par Jack, mercredi 13 décembre 2006 à 04:30 :: Histoire :: #229 :: rss
Au XIV° siècle la ville d'Orléans pouvait s'enorgueillir d'avoir plusieurs étuves. Celles ci se trouvaient surtout dans le quartier des bords de Loire (Rue du Plat d'étain, impasse du Vaudour et rue de l'Empereur).
Elles avaient le plus souvent comme enseigne un plat a barbe.
Les propriétaire de ces étuves se faisait appeler : chirurgiens, barbiers, étuvistes, pédicures ou dentistes.
En effet dans leurs maisons l'on pouvait prendre un bon bain chaud dans un baquet dont le fond était recouvert de laine pour éviter les échardes. En même temps, il était possible de se faire faire la barbe, arranger les pieds, soigner une dent et même il était possible de se faire soigner soit par un rebouteux ou se faire enlever des maux bénins par une petite chirurgie.
Ces étuves étaient mixtes, les deux sexes se baignaient nus, sans pour cela être gênés. Chaque jour était ponctué par une clientèle différente selon l'heure. Le matin venait en premier les lève-tôt, les boutiquiers et les petites gens, qui étaient suivis par les bourgeois. Le soir c'était au tour des artisans et des ouvriers.
Il y avait plusieurs classes, les plus riches se payaient une chambre comprenant un cuvier alimenté par deux tuyaux, un d'eau chaude l'autre d'eau froide. Le cuvier était surmonté d'un dais entouré de rideaux, ce qui permettait de s’isoler, à côté cuvier il y avait un lit.
Pour les autres c'était plutôt la promiscuité, les étuves ou jeunes et vieux, gros ou maigres, tous se décrassaient sur le même banc à suer avec la même eau. Très vite ces étuves devinrent des maisons de rendez-vous.
Les autorités religieuses mirent rapidement fin à cet état de fait et ces établissements publics tombèrent en discrédit, et fermèrent vers le XVI ° siècle. Les gens perdirent donc l'habitude de se laver, et commencèrent de s'inonder de parfums violents.
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