Les 70 propositions, contenues dans le rapport, doivent permettre à la France de gagner un point de PIB en moins de cinq ans. Certaines d’entre elles sont particulièrement innovantes : inscription des marques au bilan des entreprises ou encore création d’un groupement international des pays développés et émergents de lutte contre la contrefaçon. D’autres répondent à des attentes ou des craintes fortes des industriels : alignement du taux de l’impôt sur les sociétés sur la moyenne des pays de l’Union européenne (29,5% pour l’Europe des 15 contre 33% en France), ratification du protocole de Londres sur les brevets, relance du brevet européen…

Thierry Breton, le ministre de l’Economie, a déjà annoncé qu’il mettrait rapidement en chantier deux suggestions : la modernisation du label « made in France » qui protège les marques et la création d’un nouveau pôle de compétitivité du logiciel libre et de « l’open source ».

En revanche, le ministre de l'économie et des finances a aussi déclaré : « J'ai été frappé de découvrir que les coûts de gestion de la Sacem sont le double de ses homologues étrangères et que cela représente un manque à gagner de près de 100 millions d'euros chaque année pour les créateurs artistiques français (soit près de 20% de leur rémunération). » Un exemple, selon le ministre, de ces «situations de rente dans l'économie de l'immatériel» dénoncées dans le rapport, qualifiées d'«ennemi de la croissance et de l'emploi». Déjà malmenée à Bruxelles par ceux qui souhaitent intensifier la mise en concurrence des sociétés d'auteurs, la Sacem ne comprend pas ces critiques. «Au lieu de nous soutenir, le gouvernement nous enfonce», explique le chef d'orchestre et ex-président de la Sacem, Laurent Petitgirard, «insulté et vert de rage de voir un ministre des Finances balancer un chiffre complètement faux et comparer des éléments différents».

Dans cette économie de l’immatériel, le succès ira aux économies qui se montreront les plus capables d’attirer et de valoriser les talents, c’est-à-dire concrètement de se doter du meilleur potentiel de formation et de recherche et de favoriser le plus largement possible l’innovation, dans la sphère privée comme dans la sphère publique.


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