Soupçonnée par l'auteur de n'avoir lu ni Actuel ni Charlie Hebdo, et pire encore, de ne pas savoir distinguer "un solo de Jimi Hendrix d'un solo d'Eric Clapton", Lambron a percé à jour la vraie nature de la députée des Deux-Sèvres : une mutante qui peut faire marcher ensemble "un foie marxiste, un poumon libertaire, une rotule socialiste... Une tueuse d'éléphants doublée d'un as de la greffe".

Sa méthode ? "Contre le bloc des gauches, le blog de ma gauche". Sa devise ? "Travail, famille, matrie". Son secret : "le désir se fixe mieux sur ce qui se dérobe. A-t-elle affiché un corps de doctrine rigide pendant son tour de piste ? Non, la chose rebute le futur électeur, qui sait que la désillusion est à la mesure des engagements trop précis, lesquels ne sont jamais tenus".

Conclusion : la réussite de la tornade Royal ? "L'ère Jospin restait encore hantée par ce canard révolutionnaire auquel on a coupé le cou. Et voici que sa meurtrière, l'énarque Royal, la pupille des casernes, la télévangéliste poitevine, l'enfant du mérite et du bal des officiers" a entrepris de liquider "les orphelins de la faucille et du marteau".
A l'ENA, raconte-t-il, elle demandait sans cesse à ses camarades : "Quelle est ta stratégie ?"
Comme Jean-Jacques Servan-Schreiber qui, lui, avait fait Polytechnique. Aura t-elle le même destin ?
De quoi donner crédit à la dernière histoire qui court dans le landernau politique (de droite): en 2002, les socialistes n'avaient pas de candidat au second tour de la présidentielle ; en 2007, ils n'en auront pas au premier !

Les Echos : Mignonne, allons voir...


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