Il a défendu sa liberté face à l'UMP en refusant de voter plusieurs projets de lois comme le budget 2007 ou la très controversée DADVSI. François Bayrou clame aujourd'hui qu'il veut mettre à bas le clivage gauche/droite. Et c'est "au nom du tiers état" qu'il est candidat à la présidentielle pour fonder rien moins qu'une VIe République. Un sondage Ifop qui le créditait de 12% des intentions de vote le 19 octobre dernier dans "Paris Match" a achevé de lui donner des ailes. Il n'hésite plus à s'attaquer à tous ses rivaux : «pour l'un, les coupables, ce sont les juges qui sont tantôt laxistes, tantôt trop rigoureux. Pour l'autre, ce sont les professeurs qui ont trop de temps libre et se font payer grassement leurs heures de cours par des sociétés cotées en bourse». «Cette recherche éperdue des boucs émissaires est le signe d'un pays qui va mal».

"Le temps des grandes guerres idéologiques est derrière à nous", a-t-il affirmé. "On ne peut plus continuer la guerre civile, ridicule et sourde d'une moitié du pays contre l'autre".

François Bayrou rêve de copier la coalition allemande il «nommerait au gouvernement une équipe pluraliste, équilibrée, des démocrates, femmes et hommes, venus de bords différents, avec mission de mettre en œuvre le même projet républicain».

Après les présidentielles, il y aura les législatives et il faudra alors s’allier pour gagner quelques sièges, mais d’ici là François Bayrou peut nous réserver d’autres surprises.


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