Le même communiqué explique que "les solutions libres offrent désormais des fonctionnalités adaptées aux besoins des députés et permettront de réaliser de substantielles économies en dépit de certains coûts de mise en œuvre et de formation".

A l'annonce de cette migration vers le "libre", Benoît Sibaud, président de l'April (Association pour la promotion et la recherche en informatique libre) a déclaré : "La dotation en logiciels libres des postes des députés illustre une nouvelle fois les qualités de ces logiciels, permettant à l'Assemblée nationale d'avoir une meilleure maîtrise sur ses équipements, sans dépendance vis-à-vis d'une entreprise donnée, avec une meilleure utilisation de l'argent public."

Christine Boutin, farouche adversaire de la DADVSI, s'est par exemple dite "très surprise de voir combien le monde politique était très éloigné des enjeux que sous-tendaient la mise en place des technologies de l'information et de la communication", lors des débats sur la loi sur le droit d'auteur et les droits voisins dans la société de l'information. "Le politique a beaucoup de chemin à faire ; je souhaite qu'il prenne conscience des enjeux et les prenne en compte", avait-elle conclu dans un colloque lundi 20 novembre.

Les députés vont donc bientôt toucher du doigt ce qu'est un logiciel libre : peut-être un premier pas en faveur de la révision de la très controversée loi DADVSI, votée en mars dernier par cette même Assemblée.


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