Les services d’incendie et de secours, coûtent cher. Les collectivités locales le savent bien. La facture des services de secours et d’incendie supportée par les conseils généraux est en hausse de près de 60 % depuis cinq ans. Dans les départements, la marge de manœuvre financière se trouve réduite par le désengagement de l’Etat et l’explosion du traitement social dont ils ont hérité (RMI, APA). La présidente de l’Association des départements de France rappelle les efforts déjà réalisés, ainsi que l’engagement pris d’ouvrir des négociations sur l’octroi de nouvelles primes et sur la fin de carrière pour un surcoût entre cinquante et soixante millions d’euros. Le maximum possible pour les collectivités.

Ce qui a mis le feu aux poudres, c’est une "bourde administrative" commise par la Direction générale des collectivités locales, qui a mal interprété un décret du 3 juillet sur la base duquel avait été étendue l’attribution d’une prime de 72 euros. Dès le 5 juillet, le texte était amendé et la prime supprimée, relançant ainsi les débats salariaux.


Dans une démocratie, le débat est chose normale. En revanche, qu’une poignée d’énergumènes jette le discrédit sur une profession par des actes inacceptables reste parfaitement regrettable. La Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France désavoue profondément ces actes méprisables et interpelle les provocateurs.

Par ailleurs, notre organisation des secours repose sur l’implication de pompiers volontaires, directement issus de la société civile, étrangement absents des débats.

A Olivet, il faut compter avec un effectif de 52 pompiers volontaires, parmi eux 6 sont aussi pompiers professionnels. Tous sont au service de la population, cette année encore les interventions sont en augmentation de 16%. Le centre de secours Olivétain appartient au corps départemental des sapeurs pompiers et collabore avec le centre de secours principal d’Orléans sud. Ces bénévoles très actifs, au service de la ville et de ses habitants, méritent tous un coup de chapeau.

Sources: La République du Centre
Le Figaro, Agoravox


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