L'AgglO prend soin de votre qualité de vie et protège l'environnement et reconstruit entièrement sa station d'épuration. Mise en service en 1966, l’ouvrage assurait à l’époque l’épuration complète des effluents de 32 000 équivalents habitants. Aujourd'hui, ses installations sont obsolètes. La rénovation de la station de la Source est une mise en conformité que la réglementation imposait à l’AgglO de réaliser avant le 31 décembre 1998.

La reconstruction de la station d’épuration de La Source, décidée par les élus communautaires, est la première ligne d’un programme de réhabilitation des stations de l’AgglO, impulsé par le Projet d’agglomération dans un objectif de qualité de vie et d’environnement. Source : AgglO

Malgré toutes les assurances de l’AgglO l’association Air Pur s’inquiète des fumées polluantes rejetées dans l’atmosphère par cette nouvelle station. Outre la Source les communes d’Olivet, Saint Cyr en Val et Saint Jean le Blanc sont concernées. Yves Dupont, adjoint au maire d’Orléans, précise que « toutes les mesures pour lutter contre les pollutions sont prises ».

Les riverains soutenus par des scientifiques contestent cette vision et proposent une solution alternative l’oxydation par voie humide.

L'oxydation par voie humide (OVH) consiste à chauffer les boues à haute température et sous pression avec un gaz oxydant (l'air ou l'oxygène) dans le but de transformer par oxydation une partie de ses composés organiques.

Les boues contiennent trois types de composants : de l'eau, dans des proportions variables selon le degré de siccité des boues, et des matières sèches constituées de matières minérales et de matières organiques. Lors du traitement thermique classique, sur boues séchées, la matière organique contenue dans les boues est oxydée et les boues sont détruites à très haute température (900°). Le traitement par voie humide permet d'éliminer les boues simplement pâteuses grâce à un chauffage à haute température (250° à 300°) mais surtout sous haute pression pour permettre de détruire la matière organique. La montée en pression résulte du fait que l'eau se transforme en vapeur sous la température et qu'il faut monter la pression pour maintenir l'eau sous l'état liquide. Le traitement donne de l'eau, du gaz, et un résidu minéral.

Ce système est utilisé aux Etats-Unis, pour traiter notamment les boues de New-York et Chicago.

Une nouvelle génération de ce système commercialisé par la société Vivendi sous le nom de procédé ATHOS, permet de réduire la température (235°) et la pression avec un apport d'oxygène pur. La matière organique n'est plus détruite. Une partie est transformée en gaz (CO2), une partie est transformée sous forme soluble dans l'eau (acide acétique, transformation de l'azote, du soufre et du chlore en ammoniac, en sulfates et en chlorures solubles dans l'eau). La déshydratation ne porte que sur les seules matières minérales.

Après traitement, les boues sont transformées en trois compartiments : de l'eau avec tous les composés qui ont été dissous et qui peuvent être éliminés par des traitements biologiques de l'eau, du gaz (CO2 et azote) et une « galette » inerte constituée des éléments minéraux, aluminium, phosphates, carbonates, métaux lourds. Ces éléments ont été cristallisés et se présentent donc sous une forme inerte. Ils peuvent aller en décharge de classe 3 ou être utilisés comme sous couches pour les travaux routiers. Ces produits sont brevetés par la société sous l'appellation « technosable ».

L'intérêt de ce type de traitement est triple. D'une part cette technique part des boues épaissies et non des boues séchées ou déshydratées, ce qui évite un prétraitement. D'autre part, le produit final est extrêmement réduit : une tonne de boues à 4 % de siccité soit 40 kg de matières sèches donne 10 kg de « technosable ». Enfin, la société annonce un prix compétitif, comparable, voire légèrement moins cher que celui de l'incinération. L'adaptation par rapport au système d'OTV est une moindre montée en température et en pression, ce qui permet des économies sur le fonctionnement. Source : Sénat

Pour Etienne Wilhelm, Président de l’Association Air Pur, avec le procédé OVH on peut garantir des « rejets atmosphériques propres ». Il s’est d’ailleurs rendu sur le site de Mareuil, qui traite les eaux de l'agglomération d'Epernay à partir de cette technique, afin de valider l’efficacité du procédé encore récent en Europe.

Au delà des riverains, les agriculteurs de la zone maraîchère et horticole du Val, à Cornay et Beauthier s’inquiètent. En effet, ils ne souhaitent pas voir « jeter une forte suspicion sur les produits proposés à la consommation », en raison des polluants rejetés dans l’atmosphère.

Le conseil municipal de Saint Cyr en Val, propriétaire du terrain, vient d’émettre un avis défavorable pendant l’enquête publique.

Devant l’inquiétude des riverains, des agriculteurs et de quelques scientifiques Serge Grouard, maire UMP d’Orléans, demande une expertise de la proposition d’Air Pur « je ne veux pas passer à coté de quelque chose d’innovant. Cette proposition a sa cohérence, mais je ne suis pas sur qu’elle soit adaptée au volume à traiter sur Orléans ».

Une réunion publique d’information est programmée par l’AgglO le 5 décembre à Saint Cyr en Val, une autre se tiendra à la Source le 18 décembre, à 20h, Salle Fernand Pellicer. Par ailleurs, Air Pur organise le 24 novembre une réunion d’information. Elle se déroulera à partir de 20 heures à la salle des fêtes de Saint Cyr en Val. Source : La République du Centre

L'image de l'incinération est mauvaise. Plusieurs syndromes se développent...

Il y a d'abord le syndrome NIMBY, acronyme de " not in my back yard " : pas dans mon jardin. Personne ne veut avoir un incinérateur près de chez soi, par crainte des émissions toxiques. Ces nuisances étant d'autant plus mal acceptées que les incinérateurs sont de grandes installations, particulièrement visibles, qui récupèrent les déchets " des autres ".

Ce premier syndrome est doublé du syndrome NIMEY " Not in my election year " : pas dans l'année de ma (ré)élection. Il est, en effet, extrêmement difficile pour un élu local de s'engager dans un projet aussi controversé, en particulier l'année qui précède une échéance électorale ! Source: Sénat

Dernières nouvelles:

  • La réunion publique d’information de Saint Cyr en Val était menée par Charles-Eric Lemaignen, président de l’agglomération. Il a affirmé, dès le début, vouloir « mettre les choses en toute transparence sur la table ». Au terme d’une heure et demie de débat, finalement, Charles-Eric Lemaignen a décidé de suspendre la procédure de passation de marché de l’incinérateur, une étude sera faite très prochainement. Une décision vivement applaudie par l’assemblée présente. Source: La Tribune d'Orléans
  • La réunion publique d'information de la Source du 18 décembre a réuni 280 personnes venant des communes de Saint Denis en Val, Saint Cyr en Val, Orléans, Saint Jean le Blanc et Olivet. Une forte opposition à l'incinérateur a suscité de nombreuses questions. Au vu du désaccord des habitants le président de l'AgglO, Charles-Eric Lemaignen, s'est engagé à revoir le dossier: "je propose donc la réalisation d'un cahier des charges pour faciliter la comparaison des avantages et des inconvénients. Un bureau d'études indépendant sera choisi. Le document et le choix du bureau d'études seront soumis aux associations."

Vidéo d'information de l'AgglO


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