Du 25 décembre 1871 au 13 janvier 1872, une enquête est ordonnée par le préfet du Loiret. Le 12 juin 1873, la ville propose son propre projet, de loin le plus complet et qui porte sur la création de 3 lignes de Tramway Hippomobile : Les Aydes - Saint Marceau / Faubourg Madeleine - Boulevard Saint Euverte - Route de Bourgogne / Faubourg Saint Jean - Faubourg Saint Vincent - Saint Marc - Faubourg de Bourgogne.

Le 14 novembre 1874, Monsieur de la Hault est agréé pour l'exploitation du réseau. Le 4 août 1876, l'état concède ce réseau à la Ville d'Orléans qui agrée alors la Compagnie Générale Française de Tramway (CGFT) à qui Monsieur de la Hault a cédé ses parts.

A la fin du mois d'Avril 1877, les travaux sont achevés et le dépôt installé au 172 rue du Faubourg Bannier.

Le 30 avril 1877, les premières voitures hippomobiles d'une capacité de 12 places assises et 16 places debout sur les plates-formes sont livrées.

Le 5 mai 1877, un arrêté préfectoral autorise la mise en exploitation de la première ligne de 4.875 km entre le dépôt et le faubourg Saint Marceau au sud de la Loire. L'inauguration de la ligne et du réseau sera effectuée le 6 mai 1877.

Les tarifs sont de 0.30 Frs en 2e classe et de 0.35 Frs en 1° Classe. Malgré un déficit important la première année, la fréquentation est bonne avec 525 844 passagers pour 164.276 Kms parcourus.

Le 27 juin 1878, le tronçon les Aydes Dépôt est ouvert, ce qui porte à 6.191 Kms la longueur de la ligne (toujours à voie unique).

Le 1er mai 1884, la ligne est prolongée de Saint Marceau jusqu'au Loiret. La fréquentation explose.

Le 26 mars 1897, la CGFT demande l'adoption de la propulsion électrique. Ainsi, après l'autorisation préfectorale du 21 février 1899, 2 groupes électrogènes FICHET HEURTEY sont acquis et délivrent chacun du 550 V/CC. Un 3e groupe renforcera le potentiel en 1902 et un 4e en 1909.

C'est le 28 juin 1899 que la traction électrique entre en service sur la ligne Bel Air - Martroi - Saint Marceau

L'offre est alors de 72 départs par jour et par sens. Les motrices sont vert foncé avec le truck peint en gris. La vitesse maximale est de 20 km/h avec un maximum de 3 voitures par convoi. La fréquence est de 7 à 15 mn pour une amplitude de 13 à 14h/jour.

Chaque année de 1900 à 1902, 1.9 millions de voyageurs sont transportés pour 0.67 millions de kilomètres produits par les motrices et 0.25 millions par les baladeuses.

Le 15 août 1903, le tronçon Faubourg Saint Vincent - Martroi - Faubourg Madeleine de la 2e ligne est ouvert. Le prolongement entre le pont du Loiret et Olivet Centre est réalisé. Cette année là voit l'apparition d'une nouvelle découpe des motrices : jaune avec filet et inscription rouge.

Le 1er Octobre 1904, la ligne 3, Saint Loup - Cathédrale - Martroi est mise en service.

Le 5 octobre 1907, la ligne 2 est prolongée jusque Coin Rond au Nord, tandis que la ligne 3 est prolongée jusque Saint Jean de la Ruelle. Enfin le 4 juin 1909, la ligne 4 Cimetière - Martroi - Jardin Botanique est mise en service.

textederemplacementLe réseau atteint alors son apogée avec 26.014 Kms de ligne pour 5.500.000 voyages par an pour une agglomération de 70.000 habitants. Il faut souligner que le réseau est toujours à voie unique avec des évitements. Pendant la Guerre 14/18 l'exploitation de la ligne 4 est suspendue tandis que la fréquence est réduite sur le reste du réseau.

En 1917, la situation économique est préoccupante particulièrement à cause du prix du charbon qui alimente les groupes électrogènes.

Le service des trams d’Olivet à Orléans fut vite non rentable, la desserte du bourg étant de plus en plus abandonnée par les voyageurs à cause du prix supplémentaire à payer et la ville d’Olivet ne voulant pas accorder de subventions supplémentaires, ce tronçon fut abandonné. Après une période de crise grave pour la CGFT d'Orléans et une aide de la ville d'Orléans, les premiers bus arrivent en 1933 sur le tronçon Olivet-Gare. La ligne A est alors exploitée à l'aide de bus Citroën C6G1.

Le 31 mars 1938, la ville rachète le réseau et abandonne les tramways victimes de la non évolution du réseau resté à voie unique.

La CGFT garde néanmoins l'exploitation du réseau jusqu'au 1er septembre 1939. La TREC (Transports Régionaux de l'Est et du Centre) prend alors la relève tant bien que mal. Il faut attendre 1956 pour voir resurgir un véritable réseau urbain.

Jack

Galerie photo: Histoire du tramway à Orléans
Aujourd'hui le vent de la discorde souffle à propos de la seconde ligne de tramway


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