Le PS dépense 10 000 € par mois en stratégie Internet. L’UMP dépense dix fois plus, 100 000 € et l’UDF presque rien.

Pour l’instant l’UMP reste sourde à tous les arguments expliquant que la stratégie retenue n’est pas la bonne. Une blogosphère efficace ne se construit pas d’en haut. Plus l’UMP dépense en matraquage sur Google, plus les blogueurs fatigués de cette propagande se déportent vers les candidats indépendants comme Bayrou.

Au lieu de s’interroger sur cette stratégie perdante, Thierry Solère se gausse de Bayrou, en publiant les chiffres de fréquentation des sites de « La France d’après ». La qualité primera sur la quantité : la quantité de blogs UMP tous repliés sur eux mêmes et vides d’idées autres que "adhérez vite" ne pourra tenir longtemps la route face à des sites ouverts qui donnent le droit de parole.

Il est évident que l’UMP dispose d’une meilleure fréquentation qu’un petit parti comme l’UDF. En revanche, si la fréquentation est une chose, la vitalité en est une autre.

Au mieux, avec ses moyens financiers énormes et la stratégie choisie, l’UMP se fait connaître de ses sympathisants, mais elle ne suscite pas le désir du reste des Français. C’est là que se situe le problème.

La force de contagion aujourd’hui est plutôt du côté de l’UDF

Par rapport aux autres candidats, François Bayrou dispose d’une "Net attitude" plus avancée : il utilise Internet depuis très longtemps. Il a saisit l’opportunité de l’interview du PoliTIC’show, en offrant une forme de message inédit comparé aux formats médiatiques traditionnels. Il ne rentre pas dans le show politico médiatique réducteur de pensée dans lesquels se ruent un certain nombre de ses concurrents : Sarko, Ségo, Stroskan...

Bien au contraire, il le condamne. En substance, il paraît articuler l’essentiel de sa campagne de communication autour du noeud médiatique qu’est Internet, alors que les autres semblent plutôt avoir une stratégie prioritairement télévisuelle. Pour les internautes, François Bayrou peut ainsi représenter donc plus qu’un simple candidat : c’est également une icône représentative du bon fonctionnement du 5e pouvoir.

L’UDF saura-t-elle séduire le 5e pouvoir et l’inviter à diffuser le message du vrai changement et la fin de la bipolarisation et de la confusion des pouvoirs, qui est dans l’air du temps ?

L’Internet est en train de construire la démocratie du 21ème siècle en faisant d’une génération de "cause toujours", une génération d’acteurs capables de s’organiser et de construire : on ne pourra plus dire que sous la chape de plomb, il ne se passe rien !

Avec 31% d'"Autres" celui qui saura rassembler les indécis fera la différence et sera sans doute le futur vainqueur de l’élection présidentielle.
Autant dire que rien n’est encore joué pour 2007 !


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