Antennes relais, le Journal de Sologne en parle
Par Pierre Chauveau, samedi 7 octobre 2006 à 00:02 :: Nouvelles Technologies :: #127 :: rss
« Pour / Contre les antennes relais » publié par Le Journal de Sologne s’attache à présenter les arguments sanitaires pour et contre l’implantation des antennes ainsi que les contraintes juridiques posées par ces installations.
Pour : « il n’existe aucun élément scientifique probant confirmant d’éventuels effets nocifs (…) pour la santé ». Les références prises en compte sont celles de L’AFSSET dont les expertises viennent d’être remises en cause par le rapport de l'IGE/IGAS, clair, précis et percutant qui met parfaitement en lumière les biais méthodologiques relatifs à l'expertise menée au sein de l'AFSSE et plus particulièrement sur la question de la téléphonie mobile. C'est ainsi que les deux Inspecteurs de l'IGE/IGAS regrettent, à propos de la nomination des experts, « la faiblesse juridique qui a prévalu à leur nomination ». Ils relèvent que « l'examen des Déclarations Publiques d'Intérêt des 10 membres du groupe de travail, fait apparaître la possibilité d'établir : pour un membre, un « lien direct » et pour deux autre membres un « lien indirect » avec un autre opérateur ce qui est contraire au règlement intérieur en vigueur...
Ils concluent « en synthèse, il est apparu que les travaux de l'AFSSE en matière de téléphonie mobile se sont déroulés avec des défaillances relatives à la méthode suivie sur les procédures. ... De ce fait, l'Agence a pris le risque d'hypothéquer le travail des experts par des irrégularités de forme, sur lesquelles pourrait s'arrêter un juge en cas de contentieux. »
Ce rapport confirme les propos Guy Paillotin Président du Conseil d'Administration de l'Agence : « aujourd'hui, il n'existe pas d'expertise sérieuse et incontestable en matière de téléphonie mobile en France ». Face à l'engouement des français en matière de téléphonie mobile et l'utilisation de plus en plus précoce du portable chez les adolescents et enfants, Agir pour l'Environnement et PRIARTéM réclament le lancement immédiat d'une expertise scientifique pluraliste, contradictoire et transparente. Les associations réclament également une réforme profonde du fonctionnement de l'AFSSE qui ne devra pas épargner une direction implicitement visée dans le rapport de l'IGE/IGAS.
Contre : « Les scientifiques officiels racontent n’importe quoi pour essayer de faire croire qu’il n’y a aucun problème » Etienne Cendrier, porte parole de l’association Robin des toits répond aux questions du journaliste.
J’ai moi-même été interrogé, début septembre, pour la rédaction de cet article et l’association INTE est citée pour son opposition à l’installation de deux pylônes, de 30 mètres de hauteur, supportant des antennes relais de téléphonie mobile sur le stade du Couasnon.
Mais, l’intégration paysagère des pylônes en agglomération de surcroît dans un site protégé n’est pas abordée, comme l'avenir de la téléphonie mobile.
La technologie, fondée aujourd’hui sur le GSM et son évoution la 3G, n’a pas de pérennité à moyen terme. Les investisseurs sont peu enclins à se tourner vers les sociétés de téléphonie dont les cours stagnent compte tenu de la visibilité réduite du secteur. Le gouvernement est venu récemment au secours des opérateurs .
La société de bourse CA Chevreux, filiale du Crédit Agricole, s'étonne dans un article paru dans le Figaro du 18 mai dernier du manque d'informations relayées auprès du grand public, des risques sanitaires des ondes liées aux téléphones mobiles. La conclusion de l'article est assez édifiante: jusqu'à présent, aucun opérateur n'a jamais communiqué sur ces sujets délicats. «La transparence de l'information, c'est la clé», insiste Me Christian Huglo, avocat du cabinet Huglo-Lepage et Associés. «La notion de «risque accepté», qui alerte les utilisateurs sur d'éventuels dangers, devrait être mieux prise en compte», estime l'avocat qui cite en exemple les avertissements sur les paquets de cigarettes auxquels les fabricants ont été contraints et qui réduisent leur responsabilité. Opérateurs et fabricants de terminaux ont peut-être intérêt à ouvrir le débat sur ce sujet qui pourrait, dans quelques années, se transformer en bombe à retardement. Le manque de transparence des "Télécoms" constitue un risque potentiel pour les investisseurs.
En revanche, les arguments sanitaires exposés dans cet article du Journal de Sologne tombent à plat avec la publication du rapport mettant en cause l'expertise de l'AFSSE le 12 septembre.
Face à l'engouement des français en matière de téléphonie mobile et l'utilisation de plus en plus précoce du portable chez les adolescents et enfants, Agir pour l'Environnement et PRIARTéM réclament le lancement immédiat d'une expertise scientifique pluraliste, contradictoire et transparente. Les associations réclament également une réforme profonde du fonctionnement de l'AFSSE qui ne devra pas épargner une direction implicitement visée dans le rapport de l'IGE/IGAS.
Chez nos voisins, l'encadrement de l'expertise est considéré comme le seul moyen d'asseoir sa crédibilité. Un impératif dans les domaines aux lourdes implications économiques comme la téléphonie mobile. En attendant, les opérateurs qui s'appuient sur les expertises sanitaires de l'Affset pourraient voir leurs installations d'antennes relais contestées par la Justice, compte tenu des irrégularités constatées. En revanche, il est vrai que les dernières analyses étrangères dans le domaine n'ont pas démontré de risques sanitaires, le débat porte plus sur la forme que sur le fond.
Expertise scientifique : les Associations enfoncent le clou
L’expertise scientifique en question
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