La pollution du Loiret, des solutions ?
Par Jack, dimanche 1 octobre 2006 à 00:33 :: Environnement :: #120 :: rss
Il faut retourner vers le VIII ème siècle pour voir ce que nous appelons maintenant le Loiret qui n'était alors qu'une suite de marigots. Toute la région n'était que marécages et ce sont les moines de Micy qui l'ont assainie et en ont formé une fausse rivière ce qui leur a permis de créer des biefs et grâce à ceux-ci de construire des moulins.
Mais nous sommes actuellement au XXI ème siècle et les choses ont bien changé. Tout d'abord, la Loire a son lit qui s'est affaissé de plus d'un mètre à la suite des prélèvements de sable dans son cours. De plus nous prélevons une masse importante d'eau dans la nappe phréatique ce qui à pour inconvénient de ralentir les sources provenant de celle-ci et même de les tarir à tout jamais. Comme l'eau ne coule pratiquement plus dans le lit de la rivière, elle s'envase. Les quelques petits ruisseaux comme le Dhuy et le bras des Montées n'apportent plus dans la rivière que très peu d'eau et celle-ci est le plus souvent polluée et chargée de vase. Le Loiret est malade, il a connu une dégradation régulière depuis une quarantaine d'années. Il est surtout malade de son principal affluent: le Dhuy et de ses affluents la Bergeresse et le Leu : Trois fois plus long que le Loiret, ils ont été profondément modifiés pour satisfaire aux besoins de l'agriculture intensive, transformée dans les années soixante-dix pour "valoriser" les terres agricoles traversées, entre Guilly et Saint-Cyr-en-Val. Ces petites rivières ont été recalibrées et remodelées en forme d'auge, avec la destruction de toute la végétation des rives, la construction de nombreux barrages pour réguler les niveaux d'eau et le creusement du lit des rivières pour permettre l'évacuation des eaux de drainage.
La destruction acharnée de toutes les zones humides, régulatrices des débits, et de la végétation des rives, détruit le filtre naturel entre les terres cultivées et le milieu aquatique. La présence de matière en suspension indique une importante érosion des berges et aussi la pollution par les pesticide et les engrais agricole ainsi que les rejets industriels et domestiques imparfaitement maîtrisés. C'est aussi très important sur le plan biologique car elle met en péril l'alimentation en eau potable de la ville d'Orléans.
Pour parvenir à dévaser la rivière il faudrait un fort courant ; d'ailleurs un exemple avec la Loire : devant la ville d'Orléans nos anciens ont construit un Dhuit qui en réalité est une digue submersible ce qui permet de ramener sur la rive droite un courant assez fort, par étiage faible, et de ce fait de désensabler le fleuve devant la ville et donc de rendre la Loire navigable en toutes saisons. Devant Orléans, ou la marine de Loire était importante, il y a toujours eu la possibilité d'offrir aux marins des quais permettant de charger et décharger les marchandises.
En ce qui concerne le Loiret, il serait peut être utile d'essayer d'ouvrir des passages pour que l'eau coule plus rapidement. Les vannes des moulins étaient peut être suffisantes au moyen âge mais maintenant que l'eau fait défaut elles ne le sont plus. Je pense que, de cette façon, l'on pourrait déjà évacuer un peu de la vase qui encombre le lit de la rivière.
Voici une solution empirique mais qui serait peut être à examiner : Pourquoi ne pas relier par un fossé important ou un busage la Loire a partir de la boucle de Bou vers Sandillon soit au Dhuy vers Saint Cyr en Val ou bien directement aux environs du parc de la Source (longueur de ce projet entre 5 et 7 kilomètres) ce qui apporterait une contribution importante d'eau à la rivière et lui permettrait de se désenvaser lentement mais sûrement.
Deux autres solutions se présentent aussi soit de faire partir la dérivation à côté du pont Thinat et suivre la voie de chemin de fer ou bien la voie rapide pour arriver au parc floral. Ou bien encore, je pense la meilleure solution serait de faire partir cette dérivation de Bouteille en suivant le cours des rivière le Leu, La Bergeresse et la Dhuy qui sont en réalité l'ancien lit primitif de la Loire (cette solution serait à mon avis la moins onéreuse car utilisant une circulation d'eau déjà creusée par ces lits de petites rivière qui se trouvent toutes les trois bien en ligne, de plus la dénivellation est parfaite pour donner un bon courant). Je pense que cette solution ne serait pas trop onéreuse et permettrait d'avoir une rivière plus attrayante l'été en évitant la sécheresse du lit et comme cette dérivation pourrait être au départ munie de vannes en cas de hautes eaux le débit de celle-ci serait régulé.
Jack
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