A la rédaction de la République du Centre, on observe cette nouvelle expérience avec un certain recul. La direction n’a pas réagit officiellement, mais certains propagent déjà un avis réservé : «Ce n'est pas le premier à se lancer. D'autres se sont déjà cassé le nez.» Une conception du pluralisme médiatique qui résume bien la situation. Au début des années 90, la Nouvelle République et la République du Centre, alors concurrentes sur Tours et Orléans, enterrent la hache de guerre et se partageant le territoire. Les Nouvelles d'Orléans, hebdomadaire payant d'informations et d'investigations, en fait les frais. La Nouvelle République, son principal actionnaire, l'abandonne. Depuis, la République du Centre jouit, sur Orléans, d'un monopole absolu.

De l'avis général, l'arrivée d'un concurrent gratuit devrait la contraindre au réveil.

Sources : Libération, La Tribune d'Orléans


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