Fin 2005, le Loiret enregistrait une baisse de l'emploi salarié de 0,75% alors que la France observait une croissance de 0,7%. Cette baisse touchait particulièrement les femmes avec la perte de 1051 emplois sur une année.
Les secteurs créateurs d'emplois restent la constuction +3,5%, le tertiaire +1,3% en revanche le secteur industriel a vu baissé ses effectifs de 2,4% en 2005. Le poids relatif de l'indutrie explique en partie la décroissance de l'emploi salarié en 2005 dans le Loiret.

Les petites entreprises sont celles qui embauchent le plus, pour stimuler le phénomène le gouvernement propose de réduire les charges sur les bas salaires. En effet, «Alléger les charges au niveau du smic permet de réduire le coût du travail non qualifié, ce qui incite les employeurs à embaucher des salariés moins productifs», résume Eric Heyer, directeur à l'OFCE (Observatoire français des conjonctures économiques). L'annonce du gouvernement a été bien accueillie par le Medef et la CGPME.

Les exonérations de charges ne sont pourtant pas la panacée : «Améliorer la formation est la meilleure façon de réduire le taux de chômage chez les non qualifiés, mais c'est une mesure de long terme», poursuit Eric Heyer. L'allégement des charges sur les bas salaires pourrait à terme pénaliser la formation, donc «nuire à la productivité globale de l'économie».

L'autre dégât collatéral des exonérations est la mise en place d'une «trappe à bas salaires». Les patrons seront moins incités à augmenter les salaires puisque, à partir d'un certain seuil, l'écart de charges à payer devient trop important. Cette trappe pourrait pénaliser le pouvoir d'achat et, au final, la consommation et la croissance. Ceci sans compter sur les effets psychologiques désastreux sur les salariés concernés qui voient s'éloigner tout espoir d'augmentation. «Le vrai problème, ce ne sont pas les exonérations de charges mais les hausses du smic», annoncées par les différents candidats à l’élection présidentielle. Laurence Parisot a réclamé que le Smic soit fixé par une commission indépendante. La présidente du Medef a estimé que «fixer le smic selon des critères politiques au lieu de critères économiques était de la démagogie», une allusion à la promesse du PS de le porter à 1 500 euros avant 2012.

Le coût du travail en France n'est pas le principal obstacle à la compétitivité française, puisque les coûts salariaux sont compensés par une meilleure productivité, ce qui nous ramène à des coûts salariaux unitaires plus faibles que la moyenne européenne.

Le problème d'augmenter la durée du travail en France se posera au moment où le taux de chômage aura atteint un niveau proche de son niveau structurel. S'il est difficile d'évaluer ce dernier, il paraît certain qu'avec un taux de chômage à 8,9 % nous sommes encore bien au-dessus de ce taux de chômage structurel. Donc, pour l'instant, une augmentation de la durée du travail n'est pas nécessaire. Il faut espérer que, dans un horizon relativement proche, cette question redevienne d'actualité, cela voudrait dire alors que nous serions proches d'un taux de chômage aux alentours des 7 %.

Devant le Medef, Nicolas Sarkozy pilonne les 35 heures, qu’il considère comme «le premier problème de la France». Le dogmatisme et la démagogie de Sarkozy ne laissent aucune chance au pragmatisme nécessaire au traitement de ce point qui ne représente pas une priorité économique à court terme mais un risque de conflit social durable si on l’aborde aussi brutalement.

Ne reculant devant aucune provocation il suggère par ailleurs: que la loi impose, en cas de conflit, un vote à bulletins secrets dans les huit jours. En revanche quand le favori de la droite dans les sondages a asséné que «le problème de la France n'est pas d'avoir des syndicats trop puissants mais pas assez puissants» car, a-t-il expliqué, «quand on est petit, on a tendance à faire la politique des plus durs, des plus sectaires», la perspective de renforcer le poids des syndicats affole quand même plus d'un petit patron… Alors que les syndicats et le gouvernement tentent de parvenir à une réforme du dialogue social, Sarkozy ferait certainement mieux de jouer un ton en dessous.
Et si on prenait les problèmes dans l'ordre!
En ce qui concerne la Région et le département il serait temps d'établir une véritable politique industrielle adaptée aux ambitions et aux attentes de la population. Si l'on continue sur la voie tracée aujourd'hui, nous continuerons à réduire les effectifs productifs et à désertifier la région. Transformer les vieilles industries locales en pôles de technologie, séduire les entreprises high tech et favoriser l'insertion de la main d'oeuvre locale par la formation devraient devenir les objectifs prioritaires de nos élus locaux.
Au niveau national, le dogmatisme s'oppose au pragmatisme, le combat contre la démagogie sera un axe prioritaire de la campagne électorale 2007. En ce domaine les choses ont bien mal commencé!

La compétitivité Française
Source: Statistiques de l'emploi salarié en 2005 publié le 1er Aout 2006 par Le Monde
Le Conseil Général du Loiret veut un Mécapôle Automobile
Les mystères de l'emploi


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