Olivet et l’histoire du sucre Orléanais
Par Jack, mercredi 30 août 2006 à 00:00 :: Histoire :: #90 :: rss
Quand on parle du château de Bel Air l’on pense tout de suite a la famille Vanderbergue qui acheta en 1797 la propriété et y fit construire le château et son temple d’amour.
Parmi tous les produits, un de ceux qui abondait sur les quais de Recouvrance, c'était la moscouade qui est un extrait de canne à sucre. Les industriels Hollandais étaient passés maîtres dans l'art de traiter ce sucre, et de le transformer en beau pain blanc. L'un de ces industriels nommé Vanderbergue vint avec sa famille s'installer à Orléans vers 1640. Son usine fonctionna à partir de 1650. En 1680, l'on en comptait trois, plusieurs autres furent installées vers la fin du règne de Louis XIV, dont celle de M. Levassor.
C'est surtout sous le règne de Louis XVI, que le sucre d'Orléans avait acquis alors une grande réputation dans le royaume; bientôt on le traita en si grande quantité, que les sous produits de la fabrication, dont la mélasse, le gros sirop, le tafia, suffit à constituer des branches nouvelles pour le commerce Orléanais. La prospérité de la ville a été liée au raffinage du sucre des Antilles dont la production était distribuée dans la moitié nord de la France et la Bourgogne.
Vers 1750, on compte 32 raffineries. 16 en 1776, 23 ou 24 en 1790, et 26 en 1800. Les dernières s'installent au début de l'Empire. Elles prospérèrent longtemps et ne fermèrent que devant l'ensablement de la Loire qui empêchait la marchandise d'arriver. Elles ne sont plus que 12 en 1830 et 4 en 1840. Une seule subsiste en 1850 qui abandonnera la fabrication après 1852.
Les sommes engagées dans ces affaires, représentaient une valeur supérieure à 12.000.000 de Frs (de l’époque). Les fabriques employaient plus de 600 ouvriers, et produisaient plus de six à sept millions de kilos d'un sucre raffiné qui passait pour le meilleur du royaume. Pour cette époque, cela représentait une valeur des plus importantes.
Comme ces usines étaient quelque peu polluantes, on les avait repoussées au sud et au sud-est de la ville, près du fleuve et à proximité des quais où arrivait le sucre brut. Au quartier Saint Marceau, l'une des plus importantes de la ville s'installa en 1793 dans l'ancien couvent des Augustins et s'arrêta en 1814.
Une autre industrie qui se rattachait au sucre était la papeterie. Son but était de fournir le papier bleu destiné à l’emballage des pains de sucre. Celles ci se trouvaient surtout à Olivet sur le Loiret et à Meung-sur-Loire, sur les bords des Mauves. Ces moulins tournaient à plein pour fournir les raffineurs. Une autre industrie était aussi présente : celle des potiers qui fournissaient les moules pour former ces pains de sucre.
Voila donc une production Orléanaise qui fit travailler beaucoup d’ouvriers à Olivet au moulin à papier, mais pollua la rivière qui en aval devint bleue et sale par les rejets du moulin.
Jack
![[T]](http://static.technorati.com/pix/icn-talkbubble.gif)
Commentaires
Aucun commentaire pour le moment.
Ajouter un commentaire
Les commentaires pour ce billet sont fermés.