L’ARCEP vient de publier le 7 juillet les résultats et les comptes-rendus motivés des procédures de sélection des opérateurs de boucle locale radio (BLR) dans les 22 régions métropolitaines, le département d’Outre-mer de la Guyane et la collectivité territoriale de Mayotte. Les candidats retenus ont souscrit des engagements de déploiement importants. Ces engagements, qui seront repris comme obligations dans leurs autorisations, correspondent au total à plus de 3.500 sites déployés dès juin 2008. Ces déploiements couvrent en particulier les " zones blanches " du haut débit, c’est-à-dire les zones non couvertes par l’ADSL.

Par ailleurs, certains candidats retenus prévoient de céder les fréquences là où ils ne les utilisent pas et de fournir des offres de gros d'accès à leurs réseaux, y compris, dans certains cas, sans fournir eux-mêmes d'offres de détail.

Ceci devrait contribuer à stimuler la concurrence sur l’accès à haut débit, dans les zones rurales mais également en zones denses, en concurrence avec les réseaux fixes existants.

A l’instar des autres candidats, les collectivités territoriales ont su trouver leur place dans cette procédure. Six conseils régionaux ont été retenus sur les 14 projets déposés par les conseils régionaux. Pour sa part la région Centre n’a pas été retenue. Le groupe Bolloré, MAXTEL et HDRR sont les grands gagnants tandis que France Telecom est le grand perdant. "Nous n'avons pas la même appréciation économique du Wimax que les autres candidats. Pour nous l'enjeu portait sur une couverture supplémentaire de 2 % pour terminer la couverture totale du territoire", dit-t-on chez l'opérateur historique.
L'Arcep a indiqué que l'Etat percevrait cette année un total de 125 millions d'euros, sans dévoiler combien chaque candidat retenu lui verserait exactement. Il recevra ensuite chaque année 1,6 millions d'euros en tout au titre de « la mise à disposition et de l'utilisation des fréquences de boucle locale radio », nécessaires au déploiement du Wimax.

Maxtel et HDRR Centre-Est sont les heureux élus pour notre Région, il s’ajoutent à Free qui dispose déjà d’une licence nationale.

Il appartient désormais aux candidats retenus de mettre en œuvre leurs engagements, et notamment :

• de procéder au déploiement des réseaux de BLR

• de conclure des partenariats de fourniture d’offres de gros

• de mettre à disposition des tiers leurs fréquences, en fonction des engagements pris.

HDDR (Haut Débit Radio Régional) qui dispose de 11 régions est un consortium composé de TDF, LD Collectivités-filiale de Neuf Cegetel - et Axione – filiale de ETDE. Il va maintenant déployer rapidement ses réseaux et ses offres. Par ailleurs, pour se rapprocher d’une couverture nationale HDRR va s’attacher à compléter sa couverture en se portant candidat auprès des autres régions pour acquérir des fréquences.

LD Collectivités possède une DSP (Délégation de Service Public) de vingt ans dans le Loiret, il porte la maîtrise d’œuvre du réseau Médi@lys.

Aujourd'hui le Wimax n’est pas mûr et ne le sera pas avant mi ou fin 2007, en effet les ordinateurs portables et les téléphones mobiles utilisant cette technologie ne seront pas disponibles avant. Par ailleurs, l'ARCEP ne souhaite pas autoriser le "handover" (possibilité de changer de relais), pour ne pas faire trop de concurrence aux opérateurs de téléphonie mobile.
Que pouvons nous espérer dans le Loiret?
Neuf Cegetel devrait proposer des offres quadruple play en agglomération avec une convergence fixe mobile facilitée par le WiMAX ce qui semble etre aussi la stratégie de Free.

Concernant le remplacement de l'ADSL par la Fibre optique le Conseil Général souhaite attendre, il est dans une attitude plutôt opportuniste. En fait, il existe une très grande complémentarité entre le WiMAX, le Wifi et la fibre. Le déploiement de ces technologies amènera inéluctablement au remplacement du GSM et à l'avénement de la voix sur IP en mobilité, ce qui est déjà le cas aujourd'hui pour le téléphone fixe. Même si le type d’infrastructure Wimax est moins robuste, pour le moment, en termes de stabilité de services, que celles proposées par les équipementiers télécom traditionnels, ce sont les clients qui vont trancher car les coûts d’abonnements et surtout les services offerts par un accès Internet nomade voix/données sont déterminants dans le choix des consommateurs. Il suffit de se souvenir des débuts un peu chaotiques de la voix sur IP avec Skype et autres services IP (coupures intempestives, mauvaise qualité de réception, écho...) pour voir à quelle vitesse les consommateurs ont adopté ces offres et combien la qualité s’est améliorée.

Le Monde: Les licences Wimax ont été attribuées pour chaque région
Le WiMAX est condamné à rester un marché de niche
Le Wimax pointe ses antennes sur le Loiret

Qu'est ce que le WiMAX ?

Le WiMAX peut par exemple prendre la forme d'antennes, accrochées à des lampadaires ou des poteaux. Ce qui permet aux utilisateurs d'un ordinateur portable ou d'un téléphone mobile compatible WiMAX (disponibilité prévue pour fin 2007 et début 2008) de se connecter à Internet sur une terrasse de café ou en pleine campagne et de téléphoner en utilisant des logiciels comme Skype.

Son avantage sur le Wifi, technologie voisine, est qu'il offre un débit supérieur sur une distance plus importante (quelques kilomètres contre quelques dizaines de mètres). De quoi couvrir les zones les plus inaccessibles ou les moins peuplées non couvertes par l'ADSL (Internet haut débit par le téléphone), soit 2 à 3 % des foyers français.
Le WiMax a aussi pour objectif d’interconnecter entre eux les bâtiments, les accès résidentiels ou bien encore les hotspots Wi-Fi.

C’est aussi un concurrent de la téléphonie mobile 3G ou 3,5G (UMTS ou le HSDPA qui en représente l'évolution).

Selon RFI: "Ces réseaux faciles à installer, sont également faciles à pénétrer par des pirates. Des détracteurs également en matière de santé publique. En cause : les antennes-relais, ces émetteurs-recepteurs déjà fort nombreux depuis l’arrivée du téléphone cellulaire, vont se multiplier avec le déploiement des réseaux internet sans fil. En ville, ces bornes se relaient à quelques centaines de mètres. Cette exposition croissante aux antennes-relais suscite bon nombre de réactions. Car si le téléphone portable peut être modulé à la convenance, les antennes-relais, celles-ci émettent en permanence. D’où bon nombre de procès, de pétitions, et d’interpellations auprès des pouvoirs publics. Des experts ont mis en évidence un effet biologique des ondes radio sur la santé : migraines, fatigues chroniques, insomnies… Si l’effet des ondes sur le vivant est établi, les seuils de sensibilité et les normes admissibles sont âprement discutées, avec des résultats contradictoires. On n’a pas fini de s’inquiéter…"


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