Il n'est pas le seul à oser des comparaisons. Son homologue au Sénat, Christian Poncelet, cible d'attaques répétées sur son âge, a pour sa part loué le jeu de Zinédine Zidane, soulignant que « les anciens, parfois, ont du ressort, la sagesse et l'expérience ». Toujours dans les bons coups, Jack Lang a estimé qu'il y avait « beaucoup de leçons à tirer de cette aventure » pour 2007, notamment que « l'expérience compte et est source d'efficacité ». « L'histoire n'est jamais écrite à l'avance », a-t-il voulu souligné.

C'est aussi ce que pense Ségolène Royal, pour d’autres raisons : « Zidane était très critiqué au départ et maintenant les choses ont changé ; il y a un suspense. ». Elisabeth Guigou s'est dit « ravie » de voir le « démenti » que donnent les Bleus « à tous les déclinologues patentés ». Beaucoup s'interrogent sur la pérennité de cette fraternité sportive. « En 1998, on a loué la France black-blanc-beur, on a vu ce que cela a donné en 2002 », a rappelé la députée Verts Martine Billard. Même constat de la communiste Marie-George Buffet : « Il faut faire très attention à ne pas trop demander au sport, il ne peut pas tout régler. »

Bien sur, l'histoire ne se répète jamais et il faudra encore gagner la finale contre l'Italie.

Après le match, le président Jacques Chirac a félicité toute l’équipe par un "Bravo à tous! Je serai naturellement à Berlin dimanche" pour la finale.

"Cette équipe continue à nous faire rêver, alors c'est vrai, il y a des moments où on a tremblé, mais c'est une équipe qui a la grâce et je pense que c'est une équipe qui va aller au bout" a déclaré le Premier ministre Dominique de Villepin.
Nicolas Sarkozy qui misait davantage sur le succès du Tour de France que sur celui des Bleus, n’avait pas prévu d’aller en Allemagne.

En revanche, en surfant sur la vague d'une popularité retrouvée, Jacques Chirac pourrait-il revenir pour un troisième mandat ?
Dans l'euphorie collective, on peut toujours rêver d'un grand dessein pour la France!


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