Concernant l’ouverture à la concurrence du réseau, la réponse semble décrire plutôt une volonté que des engagements fermes : « La présence d’un seul et unique fournisseur d’accès Internet pour commercialiser des services de télécommunications sur la base du réseau Médi@lys constitue une situation temporaire et nous oeuvrons en partenariat avec notre délégataire pour que d’autres acteurs nationaux, régionaux ou locaux viennent proposer, au plus vite, leurs services dans le Loiret ». En conclusion, ce n’est pas encore gagné.

La deuxième question qui pose la problématique de la migration de l’ADSL vers la fibre optique à un horizon 2010 est longuement argumentée toutefois la réponse ne correspond pas à nos attentes. L’absence de marché et de services pour les particuliers comme les entreprises, qui ne semblent pas avoir de besoins, constitue le premier argument au refus d'engagement à court termevers le FTTH. Cependant le département a lancé une « étude des besoins » qui devrait « être rendue publique début juin 2006 ». Le 16 juin aucun communiqué de presse ne semble disponible pour nous informer des volontés du Conseil Général dans ce domaine.

Un autre point important de ce courrier concerne l’usage de l’Internet : « L’accès à Internet dans des conditions de navigation acceptables devient indispensable et l’engagement des collectivités dans ce but prend tout son sens. Il n’en est pas, à notre avis de même des services justifiant le très haut débit comme la télévision à la demande ou les jeux en réseau qui restent des usages de loisirs pour lesquels une collectivité ne doit pas nécessairement s’engager. » A la lecture de cette phrase, on mesure le fossé qui existe entre les attentes des consommateurs et la vision des politiques. La stratégie est claire, 2 Mégas ça suffit bien pour faire de l’Internet !

Pour le reste « la position consiste à adopter une attitude prudente tout en anticipant la généralisation du très haut débit qui reste malgré tout un scénario probable à moyen terme. »
En attendant le maillage du réseau sera progressivent réalisé en fibre optique.
Par ailleurs, le département souhaite anticiper les travaux de génie civil en profitant de tous les travaux de voierie ou d'enfouissements des lignes aériennes pour passer dès maintenant les fourreaux qui pourront servir au déploiement de la fibre le moment venu.

Comme vous pouvez le constater, le progrès ne constitue pas l'urgence et la stratégie consiste à attendre plutot qu'à anticiper. Vive le 2 Mégas pour tous, mais pour combien de temps encore?

Pendant ce temps, Orange, souhaite démocratiser l'utilisation de la fibre optique pour l'accès à Internet des particuliers. Cette technologie que l'on ne retrouve qu'au Japon, en Corée du Sud et dans de rares endroits des Etats-Unis, permet des débits allant jusqu'à 100Mbits/s, et ce aussi bien en réception qu'en émission !


Quelques offres similaires existent déjà en France, comme le Pau Broadband Country dans l'agglomération de Pau, à Gonfreville l'Orcher en Seine Maritime, ou encore proposée par Citéfibre pour le moment uniquement dans le 15ème arrondissement de Paris, mais aucune n'avait de vocation à devenir d'envergure nationale. La fibre optique jusqu'au pied de l'immeuble dans tous les Hauts-de-Seine. Le Conseil général lance la première consultation de DSP de l'après-ADSL.
Il reste encore quelques problèmes à résoudre: tout d'abord, il y a le prix ! 100Mbits/s, cela est sûrement hors de prix me direz-vous ? Eh bien pas tant que cela ! A la surprise générale, Orange a annoncé que son offre devrait coûter 70 euros par mois, les frais d'installation (100 euros environ) et les deux premiers mois étant offerts pour le lancement de l'offre. Forcément à ce prix là il est certain que les premiers intéressés seront plus les PME que les particuliers, mais le prix pourrait rapidement baisser au bout de quelques années. Ensuite, un autre problème se pose : si l'offre devrait être lancée prochaînement, le réseau est lui quasiment... inexistant ! Car contrairement à l'ADSL qui utilise le réseau téléphonique existant, le réseau de fibres optiques devra être construit, à la charge de l'opérateur mais aussi des collectivités locales. Et à ce petit jeu là c'est encore les grandes villes qui devraient être servies en premier...

La question qui se pose maintenant: Comment le déploiement du FTTH par France Telecom va-t-il s’inscrire dans ce futur imbroglio juridique (LD Collectivités, France Telecom, La Région, Les Communes, Les FAI...), en respectant bien sur les intérêts des Internautes du Loiret ?


Le Figaro: Internet à la vitesse de la lumière, Orange le lance en septembre 2006
La Tribune: Et si l'Adsl n'avait déjà plus d'avenir...


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