« 4x4, quads, motos trials, motos-neige... La pénétration de nos espaces naturels par les pratiquants de loisirs motorisés s'intensifie d'un bout à l'autre du territoire.

Cette invasion provoque dans l'opinion un mécontentement grandissant. Les conflits d'usage se multiplient. C'est pourquoi, par circulaire, le 6 septembre dernier, la Ministre de l'Écologie et du Développement durable, Nelly Olin, a jugé nécessaire de rappeler la loi et d'appeler les Préfets et les services de l'État à plus de vigilance.

En réaction, le lobby des loisirs motorisés - pratiquants et marchands confondus - a lancé une campagne agressive et mensongère pour exiger le retrait de la 'circulaire Olin'.

Face à cette offensive en règle, la " majorité silencieuse " que nos associations représentent, est en devoir de faire entendre sa voix. Nos organisations rappellent :

• La circulaire n'est pas créatrice de droits nouveaux ; elle éclaire seulement l'application de la loi selon les nouveaux usages et la jurisprudence

• La loi du 3 janvier 1991 qui encadre strictement la circulation des véhicules à moteurs dans les espaces naturels répond à une demande sociale majoritaire

• Nous encourageons toutes les pratiques de loisir de pleine nature qui excluent l'usage du moteur - telles la marche, le vélo, l'équitation - et qui s'expriment dans le respect du milieu naturel

Convaincus de la nécessité et de l'urgence de mettre un frein à l'invasion de nos espaces naturels par les loisirs motorisés, aux incivilités qui la fondent et aux exaspérations qu'elle provoque, nos organisations apportent ici au Ministère de l'Écologie et du Développement durable, sur ce dossier, le témoignage de leur soutien.

Elles invitent tous les citoyens attachés au calme, à l'air pur et à l'intégrité des paysages de France à signer en nombre cette pétition. »

Cette pétition, très peu médiatisée a obtenu plus de 150 000 signatures en moins de quatre mois.

En cherchant sur le web, j'ai trouvé le site d'Al Gore qui dresse un réquisitoire, sans langue de bois, de ce qui risque de nous arriver si nous restons les bras croisés. Sur la page d'accueil une phrase illustre le dilemme auquel nous devons faire face: "Il est difficile de faire comprendre quelque chose à un homme quand son salaire dépend du fait qu'il ne doit pas le comprendre."

En revanche, quelques associations tentent de faire prendre conscience à nos gouvernants de l'importance de l'enjeu et qu'il est urgent d'agir.
Mercredi, au centre municipal du Donjon à Olivet, l'UFCV (Union Française des centres de vacances) a réuni environ 150 enfants âgés de 4 à 12 ans, dans le cadre du projet d'éducation au développement durable et à l'Environnement. Venus des centres de Saint Jean le Blanc, d'Orléans et d'Olivet les enfants ont assisté à deux spectacles: "Du rififi dans le jardin" pour les petits et "Que faire pour ma planète? Pour les grands. Après le déjeuner ils ont participé à des ateliers autour du développement durable et visité une exposition retraçant les bords de Loire, le Loiret et le parc floral. Ce projet est réalisé en partenariat avec l'APSL (association de protection du site du Loiret), l'Agglo et un magasin de commerce équitable.
Si les enfants sont très réceptifs à tout ce qui touche l'Environnement ce n'est pas toujours le cas de notre classe dirigeante. En effet, les politiques qui subissent la pression des lobbies industriels restent sourds à ce qui est de leur responsabilité première l'arbitrage entre le développement économique et les risques qu'il engendre.

Sur un plan individuel déjà plus d’un Français sur deux déclarent faire « systématiquement » les gestes suivants : trier et recycler ses déchets (68%), ne pas gaspiller l’eau du robinet (52%), ou encore rapporter les piles usagées chez les commerçants concernés (51%). De même, une proportion non négligeable d’entre eux dit « systématiquement » économiser l’électricité (47%), ramasser un plastique ou un carton qui traîne (45%), ne pas utiliser de sacs plastiques pour faire les courses (44%). Enfin, si 10% des Français affirment déjà boycotter systématiquement les entreprises qui polluent et ne respectent pas les réglementations en matière d’environnement et 14% le faire régulièrement, 47% ne le font pas encore (sans doute car ils ne parviennent pas à les identifier).Ils se disent cependant prêts à le faire. Concernant la consommation de produits « bio », 7% déclarent en consommer systématiquement même s’ils coûtent plus chers. 21% ne le font pas encore, mais seraient prêts à le faire. Les Français sont prêts à faire et à ne pas faire certains gestes pour améliorer l’environnement. Tout dépend du caractère plus ou moins contraignant de ceux-ci. Ces gestes quotidiens sont plutôt accomplis par les femmes, les plus de 50 ans, les moins diplômés et les lecteurs réguliers de la presse quotidienne, hebdomadaire régionale ou de la presse quotidienne urbaine gratuite. Les catégories les moins investies sont les 15-24 ans, les étudiants et les habitants de la région parisienne.

Le développement durable est souvent présenté comme un ensemble de mesures techniques qui tendent vers un meilleur usage des ressources naturelles et un plus grand respect de l’environnement. C’est un peu réducteur, car ce qui est en cause est bien notre mode de vie, avec une course effrénée à la consommation de biens, d’énergie, de ressources… Le système économique du "toujours plus de croissance" n’est pas compatible avec le développement durable !


Retour Accueil