François Hollande a affirmé mercredi que Nicolas Sarkozy "porte la responsabilité des actes de violences "''commis dans les banlieues.
"Le ministre de l'Intérieur est en campagne électorale permanente et utilise son rôle qui devrait être celui de l'apaisement pour stigmatiser et entretenir un conflit politique qui n'a pas lieu d'être", a-t-il dénoncé sur France-2. "Il y a trop longtemps qu'on laisse des ghettos entiers se constituer dans notre pays, rien n'a été fait depuis maintenant quatre ans et, pire, rien n'a été fait depuis la crise des banlieues."
Il a notamment critiqué la suppression de la police de proximité et le fait que "dans ces quartiers, le rôle de l'éducation a été amoindrie". Interrogé sur la suspension des allocations, il a tenté d'esquiver. "La mise sous tutelle est légale. Le gouvernement voulait changer la règle. Nous avons considéré que ce n'était pas souhaitable", a-t-il expliqué.
"On ne gagne rien à vouloir dépasser son adversaire sur son propre terrain. On a un Sarkozy dans ce pays, pas besoin d'en avoir deux", a tranché hier Dominique Strauss-Kahn. Pour sa part Manuel Valls, proche de Jospin, "se retrouve" dans les propos de Ségolène: "si celà nous divise, on est fichu. Les questions de sécurité et d'ordre sont indispensables pour gagner."

Critiquées à gauche, accueillies avec ironie par Nicolas Sarkozy ("C'est un soutien de poids que j'apprécie"), les solutions préconisées par Ségolène Royal pour lutter contre la délinquance ne laissent personne indifférent. Va-t-elle trop loin ? Voit-elle juste ?
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Libération: Hollande ne partage pas "toutes" les idées de Royal
Le Figaro : François Hollande se démarque de Ségolène Royal


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