Ensuite, elle donne le sentiment qu'il y a eu deux attitudes distinctes. D'un côté, les affaires de "province" qui ont connu un cours parfois implacable. De l’autre, les affaires de "la Ville de Paris" au parcours moins "rectiligne".

Enfin, dans un climat général de fracture entre l'opinion et le pouvoir, la notion même "d'amnistie individuelle" à la connotation monarchique risque de profondément choquer, au moment où la classe politique se déchire sur fond d'affaire Clearstream. Pierre Lellouche (UMP, député de Paris dans la 4ème circonscription) sur l'antenne de RTL, vendredi 26 mai, déclarait: "Dans le climat actuel, il m'arrive de me demander si nous ne sommes pas en train, tous ensemble, d'aller droit dans le mur en klaxonnant et en laissant la France à Jean-Marie Le Pen et à Ségolène Royal". Yves Clément (UDF, Conseiller Général d'Olivet) s’insurge quand il écrit, sur son blog, "Le Président de la République commet une faute de plus. Celle-ci est morale, c’est donc l’une des plus graves."

Ce regrettable exemple montre que la vie politique Française a une approche subtile du lien étroit qui devrait exister entre la notion de pouvoir et celle de responsabilité. N'était-ce pas justement parce que Guy Drut avait des responsabilités internationales importantes que son implication dans le dossier de la Ville de Paris devait être sévèrement sanctionnée ? C'est manifestement une autre lecture qui a été choisie par le nouveau Gaston Lagafe de la politique Française.

Sources : Le Figaro " Le président de la République amnistie Guy Drut "
Le Monde: "Embarras à droite après l'amnistie de Guy Drut par Jacques Chirac"
Libération: "Guy Drut, médaille d'or de la chiraquie"


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