Une grande partie des mouvements d'opposition se fait en réaction à ce qui est vécu comme une perturbation d'un environnement intime qui est un lieu de vie, jugée d'autant plus intolérable qu'elle semble cautionnée par les autorités locales sans avoir fait l'objet d'une discussion préalable. Les débats autour des risques ne résultent pas d'un manque d’information du public, de perceptions erronées ou encore d'attitudes opposées au progrès. Ils prennent naissance dans une dynamique qui est d'abord locale, et se transforme, à travers des erreurs, en sujet de portée nationale. L'idée du risque s'impose progressivement comme le noeud du conflit, même si aucun dommage sur la santé n'est formellement constaté à ce jour. Mais en mettant en avant ce risque, les mouvements protestataires exercent une pression sur les élus et obtiennent l'attention des médias. En replaçant la problématique dans le cadre de l'aménagement urbain et du contrôle des niveaux d'exposition, les élus quittent la scène du risque et pourraient ainsi offrir des solutions fondées sur des chartes locales.

Strasbourg n'autorisera plus de pose d'antennes sur son patrimoine en l'absence de charte avec les principaux opérateurs et dans l'attente des résultats d'une importante étude épidémiologique. Strasbourg a gelé depuis 2002 toute implantation d'antennes de téléphonie mobile sur son patrimoine, déclare Fabienne Keller Maire de la ville et Sénateur UMP du Bas Rhin dans "Les dernières nouvelles d'Alsace".

Un exemple à suivre pour la commune d'Olivet embourbée dans un conflit interminable avec les riverains du stade du Couasnon et les habitants du Val.


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