Lors de la présenation de ses voeux 2006, mercredi 4 janvier, Bertrand Delanoë a annoncé que la Ville de Paris allait lancer un "grand appel d'offres" pour équiper la capitale en Internet très haut débit, et qu'il souhaitait que celui-ci soit soumis "très rapidement au Conseil de Paris".

Le Maire de Paris voudrait que les "entreprises et les ménages, y compris les plus modestes, puissent avoir accès gratuitement au haut débit".

"Ce sera une manière de servir Paris, la modernité, la dynamique économique et même la démocratie, et même l'accès à l'information et l'accès à un certain nombre de services comme la télévision en haute définition", a-t-il déclaré.

Avec quels financements ? Quelles incidences sur les acteurs économiques du marché ? La gratuité pour qui? Bertrand Delanoë s'est bien gardé de donner les détails du projet.

Démagogie électoraliste ou réelle volonté de promouvoir l'Internet très haut débit ?

La réponse de Jacques Chirac est arrivée le lendemain, à l'occasion des voeux aux forces vives: "Le premier axe, c'est de créer dès maintenant les conditions du passage au très haut débit. C'est indispensable pour la compétitivité de nos entreprises. Pour cela, il faut permettre à tous les opérateurs de télécommunications qui le souhaitent de développer sur tout le territoire un réseau de fibres optiques."

Le département des Hauts de Seine, présidé par Nicolas Sarkozy, avait décidé de s'équiper d'un réseau en fibre optique, destiné à ses 1,5 million d'habitants en octobre 2005.

Le très haut débit devient l'outil de communication indispensable au développement social et économique du territoire; France Télécom surfe sur la vague, en annonçant le lancement, l'été prochain, du FTTH dans six villes des Hauts de Seine et six arrondissements parisiens.

La fibre optique, nouvel enjeu politique ? Compte tenu des multiples initiatives dans ce domaine, tout porte à le croire. Qu'il faille prendre de l'avance en France en matière d'accès très haut débit, il y a consensus sur le sujet. Pourtant, sans décision volontariste, nous risquons fort d'être les derniers à franchir à grande échelle les étapes de l'après-ADSL.

Plutot que des initiatives individuelles, teintées d'électoralisme, ne serait-il pas souhaitable d'organiser un grand débat national si nous voulons que notre pays, qui a déjà raté bien des trains technologiques majeurs, par frilosité, conservatisme et vision à court terme du futur, puisse être dans 10 ans en tête de la compétition numérique mondiale.

Le 27 avril 2006, François Loos, ministre délégué à l'Industrie, a annoncé le lancement d'une consultation publique sur le très haut débit qui débouchera sur un plan d'action en faveur du déploiement d'infrastructures de communications s'appuyant sur la fibre optique. Cette consultation sera ouverte jusqu'à fin mai 2006.

En ce qui concerne le Loiret, qui est engagé avec LD Collectivités pour une durée de vingt ans, je reste sans réponse au courrier adressé à Mr Hubert Frémy, vice Président du Conseil Général, chargé du dossier Medi@lys.


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